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Les PME n'obtenant pas de prêt peuvent profiter d'une avance remboursable

Publié le 17 avril 2020
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La PME représente 99 % des entreprises françaises

La PME est extrêmement représentée en France, mais a grandement souffert ces derniers temps, que ce soit à cause des mouvements sociaux qui ont traversé la France entre 2018 et 2020 ou à cause de la crise économique engendrée par le coronavirus COVID-19. Pour leur venir en aide, le gouvernement a mis en place un plan d'urgence sanitaire, prévoyant notamment un dispositif pour garantir les prêts bancaires aux entreprises, à hauteur de 300 milliards d'euros. Mais certaines PME ne parviennent pas à y avoir accès.

Certaines PME fragiles n'obtiennent pas le prêt garanti par l'État

À l'heure actuelle, presque 250 000 entreprises ont pu profiter d'un prêt garanti par l'État (PGE). Le dispositif avait été mis en place le 22 mars dernier et avait très vite rencontré un grand succès, pour un montant moyen accordé de 135 000 euros, d'après le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire. Pour autant, certaines PME considérées comme trop fragiles se voient refuser l'accès à un tel prêt, bien que le ministre considère que « les banques font bien le travail » et qu'elles « répondent présent, qu'elles apportent des prêts ».

« Mais nous avons noté depuis un mois que pour des PME qui sont trop fragiles, qui sont dans une situation compliquée, il y a des situations où on n'arrive pas à trouver de solution », poursuit-il. Il pense notamment aux entreprises mal notées à la Banque de France. Le ministre a donc annoncé la création d'une « avance remboursable » pour ne pas les laisser sur le carreau.

Un système d'avance remboursable sans échéance précise

« Nous allons mettre en place un système d'avances remboursables pour 500 millions d'euros qui vont aider ces entreprises à acheter les matières premières ou les marchandises dans la restauration pour redémarrer leur activité », a-t-il affirmé sur RTL. La mesure est intégrée à un nouveau projet de loi de finances rectificatives (PLFR), la deuxième en un mois. Elle permettra d'augmenter de 45 à 110 milliards d'euros le montant total des dispositifs de soutien à l'économie française pour endiguer les dégâts du coronavirus COVID-19. Ce nouveau PLFR permettra également aux banques de prêter de l'argent aux entreprises en redressement judiciaire.

En ce qui concerne les remboursements de ces avances, Bruno Le Maire n'a donné aucune échéance. Les entreprises « rembourseront ces avances que vont leur apporter l'État et la puissance publique quand elles le pourront et quand elles commenceront à avoir du chiffre d'affaires », a-t-il tout de même précisé. Sont surtout concernées les PME « qui ne trouvent pas de trésorerie pour redémarrer », a allégué le ministre, mentionnant notamment des sociétés industrielles entre 40 et 50 salariés.

La PME : le nerf de la guerre en France

En France, la PME représentait en France 1 391 milliards d'euros de chiffre d'affaires, plus de 4 millions d'entreprises, soit plus de 99 % des entreprises en France, 3,7 millions de salariés, 691 000 entreprises créées en 2018 (chiffres INSEE de 2018). Malgré les multiples mouvements sociaux durant les quelques dernières années, la PME s'en sortait bien en 2019, avec des chiffes au beau fixe.

Mais la crise du coronavirus a plus que fait vaciller le monde de la petite et moyenne entreprise. Le gouvernement se mobilise donc pour leur venir en aide à travers différentes aides. Au-delà des PGE et de cette nouvelle avance remboursable, une indemnisation directe de 1 500 euros avait été mise en place. Le ministre de l'Économie et des Finances a également émis l'idée de payer les loyers des petits commerces ayant subi des pertes irrémédiables durant cette année 2020 à cause du COVID-19. Enfin, si les assureurs sont quelque peu frileux à indemniser les pertes d'exploitation car leur solvabilité serait mise en danger, ils tentent quand même de soutenir la PME par plusieurs gestes telle que la participation à hauteur de 200 millions d'euros à un fonds de solidarité.

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