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Le télétravail pourrait influer sur les prix des bureaux

Publié le 01 juillet 2020
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Les bureaux en périphérie risquent d'être plus touchés que ceux en intra-muros

Le télétravail a été une solution adoptée par de nombreuses entreprises pouvait se le permettre durant le confinement et encore à l'heure actuelle. Travaillant à distance, des salariés ont pu poursuivre leur activité et n'ont pas été contraints de dépendre des dispositifs de chômage partiel. Mais la généralisation de cette pratique pourrait faire baisser le prix des bureaux, en particulier en périphérie.

Confinement et déconfinement : le télétravail reste une pratique incontournable

Avec la crise sanitaire de Covid-19, les entreprises françaises dans leur quasi intégralité ont dû réorganiser le travail de leurs salariés, les horaires, les open spaces... Dans un tel contexte, le télétravail a vu croître sa popularité. Grâce à cette pratique, de nombreux salariés ont pu poursuivre leur activité à distance, malgré les mesures de confinement.

Et la fin du « Grand Confinement » ne marque certainement pas la fin du télétravail. Après deux mois et demi de confinement, le retour sur le lieu de travail s'opère en douceur. Il faut dire que les mesures sanitaires et recommandations prescrites par le ministère du Travail sont toujours d'actualité, contraignant les entreprises à organiser avec minutie le retour de leurs salariés.

Il faut également prendre en compte qu'un risque de recontamination plane toujours : le conseil scientifique craint une seconde vague dans le courant de l'automne prochain. De fait, les transports en communs, en particulier en région parisienne, ne peuvent assurer le trafic habituel. Imposer une présence au bureau aux salariés apparaît donc difficile, même si cela reste théoriquement possible.

Cependant, il faut rappeler que le Medef a indiqué que « le télétravail ne doit pas devenir la norme ». En effet, si ce mode de fonctionnement a prouvé sa valeur durant le confinement et a même pu être salvateur pour certains, il comporte quelques inconvénients : multiplication des « burn outs », difficultés dans certaines opérations de management et surtout une difficulté à bien séparer travail et vie privée. « Je crois qu'on a besoin de retourner au travail, de se voir, de se parler, de recréer de la richesse tous ensemble », avait allégué le président du Medef.

Des suppressions d'emplois de bureau en Île-de-France ?

D'autant plus que la crise économique engendrée par le Covid-19 pourrait bien entraîner la suppression de nombreux emplois de bureau. De son côté, l'IEIF (Institut de l'Épargne Immobilière et Foncière) estime que 150 000 emplois de bureau pourraient être supprimés en Île-de-France durant les douze prochains mois, soit 8 % des effectifs totaux.

Ainsi, la demande est déjà en baisse et pourrait bien se réduire encore dans les mois à venri. Au premier trimestre de l'année 2020, le nombre de mètres carrés loués avait d'ailleurs diminué de 37 % en Île-de-France.

Un prix au m² des bureaux qui pourrait baisser, surtout en périphérie

Il semble donc difficile d'éviter un impact sur le marché des bureaux, la demande étant de plus en plus ténue. « Toutes les entreprises réfléchissent à leurs nouveaux besoins en immobilier et réduiront la voilure : 66 % des directions interrogées vont généraliser le télétravail, entre quatre jours et demi par semaine, par exemple, pour le constructeur automobile PSA, et deux ou trois jours dans le secteur de la banque et de l'assurance », expliquent Flore Pradère et Rémi Calvayrac, de JLL, conseil en immobilier d'entreprise.

Ce seront surtout les bureaux en périphérie qui souffriront de la baisse de demande. En effet, cette réorganisation du travail fait la part belle à des solutions plus écologiques : vélo, trottinette électrique, auto-partage... solutions peu adaptées aux déplacements de longue distance. La Défense risque par exemple de voir certains de ses bureaux et étages se vider, d'autant plus que 375 000 m² d'immeubles neufs devraient voir le jour dans les trois années à venir.

En intra-muros cependant, la demande risque de rester la même. En effet, la qualité du bâti parisien a toujours autant d'attrait. Cette zone ne souffrira donc pas des difficultés des bureaux en périphérie.

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