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Reconfinement : les coiffeurs et esthéticiennes ne peuvent pas exercer à domicile

Publié le 04 novembre 2020
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Les coiffeurs, esthéticiennes ou autres métiers assimilés tel que barbershop ne peuvent plus être exercés à domicile

En fin de semaine dernière, le gouvernement avait autorisé les coiffeurs et les esthéticiennes à exercer à domicile. En ce début de semaine et après discussions, il est finalement revenu sur cette décision par le biais du ministre en charge des PME Alain Griset puis confirmé par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Le gouvernement fait marche arrière par rapport aux coiffeurs

Le lundi 2 novembre, le ministre en charge des PME a fait marche arrière et mis au point la situation pour les coiffeurs et esthéticiennes en ce début de reconfinement. Ces derniers ne pourront plus exercer à domicile. « Je précise que la coiffure à domicile et l'esthétique à domicile ne pourront pas être exercées », avait annoncé Alain Griset lors d'une intervention sur FranceInfo.

Cela marque la fin du flou réglementaire qui permettait à certains de poursuivre leurs activités à domicile, contrairement aux salons qui avaient été contraints à la fermeture administrative en tant que commerces « non-essentiels ». Bruno Le Maire a également confirmé cette décision sur RTL et a indiqué qu'il s'agissait d'une question de « cohérence » dans les autorisations et interdictions dans le contexte actuel.

Pas d'exercice à domicile car « encore plus dangereux que le salon »

Le gouvernement a également expliqué que l'exercice à domicile représentait un danger encore plus grand que les prestations en salon respectant le protocole sanitaire. « En dehors de la grande distribution, il y a d'autres activités qui ne peuvent pas s'exercer. Par exemple la coiffure à domicile, l'esthétique à domicile (...) Le domicile est encore plus dangereux que le salon où il y a des protocoles qui respectaient les conditions sanitaires. Ils respectaient les protocoles sanitaires. Et un coiffeur à domicile entrerait dans un lieu qui n'est pas sécurisé », a justifié Alain Griset.

Face à cette clarification, les professionnels ont une attitude plutôt positive. « Avec le premier décret, on mettait en place un double système. Si la coiffure n'était pas considérée comme une première nécessité en salon, pourquoi l'était-elle à domicile ? On opposait ainsi deux façons d'exercer le même métier », remarquait Christophe Doré, président de l'UNEC (Union Nationale des Entreprises de Coiffure) auprès du Figaro.

Le constat est assez similaire du côté des esthéticiennes : « Beaucoup de nos collègues s'inquiétaient de devoir poursuivre leur activité à domicile car le virus est dans les foyers. Et puis, de toute façon, il y avait peu de clients », a témoigné Martine Berenguel, présidente nationale de la CNAIB (Confédération nationale artisanale des instituts de beauté et spa).

Des secteurs mis en difficulté

Pour autant, ces secteurs ont été grandement mis en difficulté par la crise actuelle. Le président de l'UNEC précise notamment que 30 % des établissements de coiffure ont contracté un prêt garanti de l'État (PGE). Les esthéticiennes peuvent en outre déplorer 25 % à 30 % de fermetures de salons en 2020, d'après les estimations du la CNAIB.

Interdiction de vendre du maquillage dans les grandes surfaces

Précisons enfin que les produits jugés comme « non-essentiels » par le gouvernement ont été interdits à la vente. Si certains produits comme les produits d'alimentation et d'hygiène peuvent continuer à être vendus, ce n'est pas le cas pour le maquillage dans les grandes surfaces. Avec l'impossibilité de se rabattre sur les petits commerces, fermés durant cette période de reconfinement, il faudra se tourner vers la vente en ligne.

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