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L'interdiction des terrasses chauffées est repoussée pour l'hiver 2021

Publié le 05 août 2020
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Les bars, cafés et restaurants ont été contraints à la fermeture administrative durant le confinement

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique choisie par le gouvernement Castex pour remplacer Élisabeth Borne avait annoncé suite à la Convention citoyenne pour le climat l'interdiction des terrasses chauffées pour les bars, cafés et restaurants. Afin de laisser souffler ces acteurs du secteur de la restauration, Barbara Pompili a repoussé cette interdiction à l'hiver de l'année 2021.

Une interdiction repoussée pour ne pas entraver une reprise des activités

Une fois entrée en poste, la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili avait évoqué une mesure écologique controversée : l'interdiction des terrasses chauffées pour les bars, cafés et autres restaurants. Mais cette mesure pourra encore se faire attendre : elle ne sera effective qu'une fois l'hiver 2020-2021 passé, a annoncé Barbara Pompili dans un interview publiée le 2 août dans le Courrier Picard.

La raison est simple : permettre au secteur de la restauration, très durement touché par la crise de Covid-19 de souffler un peu et de ne pas mettre encore plus à mal les trésoreries. En effet, le confinement a contraint ces établissements à plusieurs mois consécutifs de fermeture, entraînant d'importantes pertes d'exploitation. Certains restaurateurs sont par ailleurs entrés en conflit avec leur assureur à propos des pertes d'exploitation. Et à l'heure actuelle, les mesures sanitaires telles que le porte du masque au sein d'établissements tels que les restaurants freinent une bonne reprise des activités.

« J'entends évidemment les difficultés des cafetiers et des restaurateurs et c'est pourquoi cette mesure ne s'appliquera pas cet hiver, mais l'année prochaine. Nous allons mener des concertations et les accompagner dans cette transition », a affirmé la ministre de la Transition écologique. À savoir que, d'après le cabinet Food Service Vision, deux tiers des cafés, bars et restaurants disposent d'une terrasse. En outre, un bannissement des chauffages de terrasses pourrait engendrer une perte « de 5 à 10 % de leur chiffre d'affaires annuel », a précisé au Figaro François Blouin, fondateur de Food Service Vision.

Interdire les terrasses chauffées pour des motifs écologiques

Mais pour elle, les terrasses chauffées restent des « aberrations écologiques ». En effet, « Une terrasse équipée de cinq braseros émet autant de CO2 au cours d'un hiver qu'une voiture qui ferait trois fois le tour du monde. C'est absurde, et ça coûte cher en énergie », avait-elle allégué. « C'est une totale aberration de chauffer l'air extérieur, tout comme il est absurde que des magasins, comme ces jours-ci, fassent marcher la climatisation tout en laissant les portes ouvertes », avait-elle également ajouté.

De son côté, Laurent Lutse, président de la branche cafés, brasseries et établissements de nuit de l'Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) avait reconnu les enjeux écologiques de ces terrasses chauffées, mais avait demandé une concertation sur le sujet. « Le timing est quand même curieux. J'ai été surpris, quand même, parce que le secteur n'est pas encore remis de la crise Covid et on découvre cette déclaration ce matin qui peut représenter une fermeture, une mise à mort, peut-être, pour certains cafetiers qui ont des terrasses chauffées », avait-il expliqué.

Une mesure déjà testée dans certaines villes de France

Laurent Lutse avait notamment rappelé que l'interdiction des terrasses chauffées, déjà effective dans la ville de Rennes avait été décidée au bout de trois années de débat. C'est d'ailleurs le 1er janvier 2020 que la mesure est entrée en vigueur dans la préfecture bretonne et il semblerait que les propriétaires de bars, cafés et restauraient n'aient pas à déplorer de baisse de fréquentation.

Pourtant, l'UMIH ne semble pas partager ces analyses : « certains établissements réalisent 30% de leur chiffre d'affaires grâce à elles », atteste l'Union.

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