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Le bilan des soldes d'été est nuancé pour les commerçants

Publié le 14 août 2020
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Dans les grandes villes comme Paris, les soldes d'été n'ont pas été très fructueuses

Les soldes d'été de l'année 2020, qui avait été décalées de trois semaines à cause de la pandémie de Covid-19, n'ont pas été très convaincantes en termes de résultats. Centres-villes désertés par les touristes, concurrence d'autres marchés... les manques à gagner engendrés par la crise économique n'ont pas été comblés par cette édition des soldes.

Soldes d'été : un bilan « plutôt nuancé » pour les commerçants

Le gouvernement s'était dit favorable à un report des soldes d'été de l'année 2020 pour permettre de dynamiser un peu cette période et stimuler la consommation en période de crise économique. Cependant, tout ne s'est pas passé comme prévu et en fin de compte, le bilan de ces soldes d'été 2020 est « plutôt nuancé », d'après Alain Griset, ministre délégué aux PME.

Selon les zones et les commerces, les résultats sont variables. Dans certaines enseignes de luxe, les soldes font toujours leur effet : les clients se déplacent pour une exclusivité qu'ils ne peuvent pas nécessairement s'offrir en période normale. Mais pour d'autres, les restrictions de déplacement ont bien entamé leur chiffre d'affaires. Les potentiels clients sont parfois arrêtés à cause des mesures sanitaires et les touristes sont aux abonnés absents. Et pour certains comme Celio, l'impact de la crise a été très marqué.

Ce bilan nuancé correspond à « ce qu'on attendait, c'est-à-dire pas un très grand cru », résume bien Christian Baulme président de la Ronde des quartiers pour l'AFP (Agence France Presse). Le président de l'association regroupant quelque 1 300 commerces bordelais modère toutefois le propos : « cela fait longtemps qu'il n'y a plus de grand cru dans les soldes ». Car outre cette crise de Covid-19, d'autres facteurs limitent l'impact des soldes sur les marchés : ventes privés, opérations commerciales telles que le Black Friday, critiques acerbes envers la « fast fashion », peu éthique et très polluante...

Un « effet soldes » de courte durée

Il semblerait que le report des soldes n'ait pas vraiment fonctionné, en particulier dans la capitale. La chambre de commerce d'industrie (CCI) parisienne a sondé 400 commerçants de la ville sur le sujet ; les trois quarts de l'échantillon ont trouvé la mesure décevante. Pour Christian Baulme, la conclusion est un peu différente : « les soldes retrouvent leur définition originale, qui est d'écouler les stocks, et elles nous ont permis de le faire. Donc l'"effet soldes" a marché, puis il s'est essoufflé », explique-t-il.

Le patron de la Confédération des commerçants de France (CDF) Francis Palombi partage un avis similaire. Étant donné le caractère exceptionnel de la situation, « les soldes, quelle que soit la date, ne pouvaient pas être exceptionnels » question ventes. Il ajoute que les commerçants indépendants « ne pouvaient pas, après deux mois de fermeture, repartir sur des rabais de – 50 % ». Pour lui, le résultat des soldes est donc «  en moyenne plutôt moins bon que l'an dernier, mais pas forcément systématiquement ». Autrement, cela dépend de la localisation et du type de produits vendus.

Une saison malmenée par la pandémie de Covid-19

Il faut dire que la pandémie de Covid-19 et la crise économique générée n'a pas épargné les commerçants, et ce dès le début du confinement. Pour Emmanuel Le Roch, directeur général de la Fédération du commerce spécialisé Procos, les grandes agglomérations ne s'en sont pas forcément bien sorties. En effet, ces dernières basent une partie de leurs revenus sur la présence de touristes internationaux, qui n'ont pas répondu à l'appel cette année. A contrario, certaines régions comme le Grand Ouest s'en sont mieux tirées, notamment grâce à l'afflux de touristes français.

En termes de secteur, « l'équipement de la maison et le sport » tirent leur épingle du jeu, ainsi que les commerces dynamiques en ligne. Emmanuel Le Roch nuance tout de même : « dynamique des ventes Internet ne comble qu'une faible part des pertes d'activité des magasins. » Les attentes des commerçants sont donc de taille pour la rentrée et envers le futur plan de relance de Bercy.

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