Actualité de l'assurance : multirisque

Gel des primes d'assurance : les agents généraux et courtiers doivent réorganiser les contrats

Publié le 11 décembre 2020
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Le gel des primes d'assurance permettra aux entreprises de réaliser des économies

C'est un nouveau chapitre qui s'écrit dans l'histoire des pertes d'exploitations dans le cadre des contrats d'assurance multirisque professionnelle et de la crise de Covid-19. Après l'annonce par le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire du gel des primes d'assurances pour les assurés professionnels, d'abord restaurateurs, hôteliers, tenanciers de bars et cafés, puis pour les secteurs de la culture, du tourisme, du sport et de l'événementiel, les agents généraux d'assurance et les courtiers doivent réorganiser leurs contrats.

Zoom sur cet accord de gel des primes d'assurance

L'ultimatum lancé par Bruno Le Maire avait retentit dans le monde de l'assurance : il avait ordonné aux assureurs de geler leurs primes d'assurance pour les assurés professionnels du secteur de la restauration (ainsi que les cafés, bars et autres hôtels). Et le lundi 7 décembre, le ministre avait aussi annoncé l'extension de cette mesure à de nouveaux secteurs : tourisme, sport, culture, événementiel.

Mais la question de la réalisation de cette mesure ne trouve pas encore toutes les réponses. Il faut dire que les assureurs ont déjà envoyé leurs contrats à leurs assurés pour l'année 2021, rendant la tâche complexe en ce dernier mois de l'année 2020. Les polices de ces contrats devront être rédigées à nouveau dans les semaines à venir et avant que ces contrats ne prennent effet.

Une charge de travail en plus pour les agents généraux et courtiers en cette fin d'année 2021

Chez les agents généraux d'assurance, le gel des primes d'assurance reçoit un accueil assez positif : « Nous sommes complètement en phase avec cette décision », affirme Christophe Caille, agent général Allianz à Mâcon et président de Mag3, syndicat des agents généraux de la filiale française de l'assureur allemand.

Mais cette mesure demande aux agents généraux et courtiers en assurance une charge supplémentaire. Les polices des contrats devront être réécrites tel que précisé plus haut et les quittances pour janvier 2021 ont déjà été envoyées. « Nous allons nous rapprocher des assurés pour leur dire que s'ils ont subi une majoration, ils seront remboursés. Cela va demander du temps et de l'énergie, mais nous le faisons de bon cœur », explique Christophe Caille. Corrélativement, les agents généraux espèrent que les services informatiques parviendront à automatiser la correction des quittances des contrats pour les mois suivants.

Certains agents et courtiers attendent encore les décisions des assureurs

Pour d'autres agents d'assurance, l'enthousiasme n'est pas toujours partagé. « Je ne sais pas quelle forme cela va prendre. Je n'ai eu, pour l'heure, aucune communication de ma mandante sur le sujet. Je préfère attendre », explique un agent général de Swiss Life à l'Argus de l'Assurance. « Les quittances pour janvier 2021 sont émises et parties chez les assurés avec ou non des revalorisations. Nous attendons une communication claire des assureurs sur les modalités de cet accord. Il est trop tôt pour communiquer avec les clients, nous risquons d'avoir plus de questions de leur part que des réponses à leur fournir », mentionne encore Julien Menozzi, dirigeant du cabinet de courtage MonConseil Assurances.

Et pour Romain Passot, dirigeant associé du cabinet AGB Courtage, on peut regretter que les difficultés auxquelles font face les sociétés de services aux entreprises et à l'industrie n'aient pas été plus prises en considération. « Nous, intermédiaires, allons sûrement être encore sollicités dans une période déjà très tendue pour nos équipes. Là aussi la situation est très compliquée, voire catastrophique dans certains secteurs. Dans le même temps les compagnies d'assurances annoncent des majorations de primes de +5 % à +30 % (hors sinistralité) en RC ou dommages aux biens ! Les marges de négociations des courtiers avec les compagnies d'assurances sont très réduites et nos clients ne comprennent pas ces hausses hors norme », narre-t-il à l'Argus.

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