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Covid-19 : les exportations françaises de vin sont en chute

Publié le 28 octobre 2020
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2020 est une année difficile pour les exportations de vin français

Ce n'est plus une nouvelle : les viticulteurs subissent de plein fouet la crise de Covid-19, mais pas que. Taxes américaines, chinoises, inquiétudes liées au Brexit... Les temps sont dur pour un secteur dont les résultats dépendent beaucoup du bon vouloir du climat et pour lequel le stockage peut s'avérer très complexe. En conséquence, les exportations françaises de vin ont chuté de 18 % entre les mois de janvier et d'août.

Les ventes de vin français à l'étranger sont en chute de 18 %

Cette récente période a été très difficile pour les viticulteurs français, qui ont connu une baisse de leurs exportations de 18 % sur la période de janvier à août et par rapport à la même période en 2019, d'après l'office agricole français FranceAgriMer. C'est une baisse sans pareille depuis la crise économique de 2008-2009, où les exportations de vins avaient drastiquement chuté. Ce marché est traditionnellement le deuxième contributeur à la balance commerciale française après l'aéronautique.

Dans le détail, ce sont les exportations de vins effervescents, champagnes et crémants qui ont subi les baisses les plus importantes : de 22 % en volume et de 28 % en valeur entre janvier et août 2020. Les vins tranquilles [ndlr : sans bulle] n'ont quant à eux perdu « que » 6 % de leur volume exporté et 13 % de leur valeur. En outre, durant toute la « campagne » viticole (du 1er août d'une année au 31 juillet de la suivante, soit d'une saison viticole à une autre), les exportations ont chuté de 10 % toutes catégories de vin confondues.

Les causes : Covid, fermetures de restaurants, taxes...

Mais comment expliquer de tels résultats ? Tout d'abord, de façon assez évidente, la crise de Covid-19 a fortement affecté les viticulteurs. D'un seul coup, la quasi totalité des restaurants, bars et autres établissement du même type à l'étranger clients des viticulteurs français ont fermé le rideau à cause de la crise sanitaire.

De plus, les États-Unis ont imposé de nouvelles taxes en 2019 : 20 % sur les vins non-pétillants et de moins de 14 degrés. « On s'est senti abandonné avec les taxes Trump, alors que l'on représente une bonne part des exportations », s'était exprimé Olivier Luneau, propriétaire du domaine Jean-Teiller à Mennetou-Salon. Enfin, le Brexit a amené des incertitudes considérables, le Royaume-Uni étant l'un des premiers importateurs de vin français.

D'autant qu'en 2020, les vendanges ont été très en avance, notamment à cause des très fortes chaleurs dues au changement climatique. Au-delà du besoin en main d'œuvre impliqué, cela n'est pas sans toucher la problématique du stockage.

Des aides du gouvernement à destination des viticulteurs

Pour répondre à ces difficultés, le gouvernement a mis en place quelques mesures de soutien. On trouve tout d'abord les aides à la distillation et au stockage des excédents, notamment annoncées par le Premier ministre Jean Castex en août dernier. FranceAgriMer a de son côté confirmé une aide au stockage à hauteur de 40 millions d'euros, dont 35 millions sont issus du budget national et les 5 millions restants de fonds européens.

Ces aides seront de 4 centimes par hectolitre stocké par jour, accessibles à partir d'un stock minimum de 100 hectolitres de vin afin que les négociants prenant habituellement en charge les plus gros volumes puissent aussi laisser de la place aux plus petits producteurs. Pour bénéficier de ce dispositif, vous devrez en faire la demande à FranceAgriMer sur un site qui sera mis en ligne dans les semaines à venir. L'aide sera distribuée à la fin de la période de stockage et « au plus tard le 15 octobre 2021 », dans environ une année, donc, selon le délégué pour les filières viticoles et cidricoles de FranceAgriMer Didier Josso.

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