Actualité de l'assurance : multirisque

La région Île-de-France finance un programme alimentaire pour ses agriculteurs

Publié le 08 mai 2020
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La crise du coronavirus COVID-19 n'a pas épargné les agriculteurs. Ces derniers ont été mis en difficulté par la rupture de certaines chaînes logistiques ou encore le manque de main d'œuvre en cette période de « Grand Confinement ». Pour venir en aide aux agriculteurs de sa région, le conseil régional d'Île-de-France et la chambre régionale d'agriculture ont donc lancé un « programme alimentaire régional ».

Un « programme alimentaire régional » de la région Île-de-France pour les agriculteurs

La nouvelle a été annoncée par la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse ce mardi 5 avril 2020 : un « programme alimentaire régional » est prévu pour aider les agriculteurs à faire face à la crise engendrée par le coronavirus COVID-19. « Nous voyons monter la pauvreté et la précarité dans nos territoires », a-t-elle affirmé à l'occasion d'une visioconférence. Elle ajoute que la situation « exige une réponse alimentaire urgente et solidaire ».

Afin soutenir la distribution alimentaire, « nous avons décidé [...] de créer un programme alimentaire régional pour venir en aide aux plus démunis, a expliqué Valérie Pécresse. Sur la base des besoins exprimés par les associations et la banque alimentaire, la région financera l'achat de produits agricoles auprès des agriculteurs franciliens. » Pour ce faire, la région procédera à l'achat « au prix du marché » de « tous les surplus et invendus de la production agricole francilienne ». Elle poursuit : « On achètera aussi les denrées qui nous manqueraient ». Le plan est déjà prévu pour durer jusqu'au mois de décembre prochain ; toutefois, son coût ni les volumes de production prévus n'ont été précisés.

Le président de la Chambre d'agriculture de la région Île-de-France Christophe Hillairet a lui aussi appuyé ce plan : « on va relever ce challenge de fournir des produits frais », ajoutant en outre que la chambre allait « demander à chaque agriculteur de donner l'équivalent d'une tonne de blé (soit environ 170 euros) ». « Si les lycées ne sont pas rouverts fin mai, qu'un certain nombre de cantines de lycées puissent ouvrir sur la base du volontariat pour faire de la distribution de repas », a enfin précisé Valérie Pécresse.

Une aide pour les horticulteurs et pépiniéristes également au programme

Les horticulteurs et pépiniéristes ont eu aussi subi de plein fouet la crise sanitaire et économique du COVID-19. La région Île-de-France propose donc à ces derniers ainsi qu'aux éleveurs et maraîchers très touchés par la crise un « fonds public d'urgence de 1,5 millions d'euros » sous formes de subventions. De plus, une commande de 1 million d'euros d'arbres et de végétaux sera passée pour être plantés au siège du conseil régional à Saint-Ouen ainsi que dans les lycées de la région.

Dans le but de « capitaliser sur le regain d'intérêt pour l'agriculture locale », la région viendra aussi rehausser les aides à l'investissement à destination des agriculteurs pour les « circuits courts de commercialisation ». Elle propose par exemple la création de « drives » et « box » agricoles, ainsi que de magasins de petits producteurs. Le coût de cette mesure sera d'un million d'euros.

Les agriculteurs ont été mis en grande difficulté par la crise du coronavirus COVID-19

Il faut dire que l'agriculture française a été particulièrement touchée par cette crise. Les pertes d'exploitation que nombre d'assureurs se refusent à indemniser ont été très importantes. En cause : une logistique plus complexe, un manque de main d'œuvre et une baisse de la consommation. Si certains produits ont connu une hausse un peu avant le confinement, d'autres ont été délaissés de la consommation quotidienne. Les grandes surfaces, restaurants et hôtels ont été nombreux à annuler ou reporter leurs commandes.

D'autant plus qu'il est impossible pour un agriculteur malade de s'arrêter de travailler : le métier n'attend pas. Certains agriculteurs attendent un « réveil » des Français, un retour à une consommation plus locale et à une souveraineté alimentaire.

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