Actualité de l'assurance : multirisque

Assurance récolte de plus en plus insuffisante pour les agriculteurs

Publié le 26 août 2013
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Le gouvernement réduit de près d'un quart l'enveloppe destinée à l'assurance récolte

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs dénoncent l’insuffisance de l’assurance récolte offerte par l’Etat. Après la Confédération paysanne, c’est au tour du syndicat de tirer la sonnette d’alarme sur la situation. Selon la FNSEA, les agriculteurs ne sont pas suffisamment couverts, alors que les risques d’intempéries sont de plus en plus élevés.

Une réduction des prises en charge

Si l’investissement de l’Etat dans la protection des récoltes s’est élevé à 100 millions d’euros en 2012, le gouvernement a décidé de réduire ce chiffre à 77 millions cette année. Une nouvelle qui est loin de ravir la fédération des agriculteurs. Selon la FNSEA, une telle réduction est tout simplement non-envisageable, en cette période où les risques climatiques sont en croissance permanente. Les caprices de la météo ont notamment engendré de dommages importants cet été. De vastes exploitations de vergers et de vignes ont été ravagées en Gironde et Dordogne.

Un basculement de régime encore difficile

Si la FNSEA monte la voix, c’est également parce que l’accès à l’assurance privée reste encore limité pour les agriculteurs. En effet, beaucoup d’agriculteurs ne sont pas assurés auprès de compagnies d’assurances privées. Si la situation ne s’améliore pas, la souscription d’une assurance multirisque climatique reste pourtant la meilleure alternative pour se protéger. La Cour des comptes a cependant indiqué qu’au mois d’avril l’évolution de cette assurance était à « un stade de développement insuffisant »..

La FNSEA préconise des mesures plus radicales

Le communiqué de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs est plus qu’explicite. Le gouvernement devrait s’appliquer et investir un peu plus dans le domaine de l’agriculture, et particulièrement dans le cadre de l’assurance récolte. Selon eux, la loi d’avenir agricole proposée par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit s’accompagner d’actions plus crédibles pour améliorer la situation présente et d’engagements plus sûrs pour l’avenir.

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