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En difficulté, Uber compte sur la livraison pour maintenir l'activité

Publié le 27 avril 2020
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Pendant le confinement, les rues sont désertes

En France et dans le monde, des mesures de confinement ont été mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus COVID-19. Naturellement, le trafic dans les villes s'en est retrouvé fortement réduit, impactant profondément l'activité des sociétés de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) et notamment Uber. Le contrecoup est difficile après leur hausse d'activité majeure en France durant les récentes grèves contre les retraites.

Uber Connect : la livraison entre particuliers

Plusieurs services ont été mis en place par Uber pour tenter de diversifier ses activités et subir un impact économique moindre en cette période de « Grand Confinement », tel que l'ont nommé certains. Tout d'abord, il existe Uber Connect, qui permet la livraison de colis entre particuliers sans sortir de chez soi. Au sein d'un post de blog, l'entreprise a évoqué une solution de livraison sans contact le jour même. Toutefois, ce dispositif n'est disponible que dans 25 villes du monde et pas en France pour le moment.

Le prix s'indexe sur la distance parcourue par le chauffeur à la manière du service Uber de transport de passagers. Le périmètre pris en charge est similaire à celui dédié au transport de personnes. Pour l'instant, il est impossible de savoir si Uber Connect perdurera après le confinement. Mais s'il rencontre un certain succès, il est possible que l'entreprise choisisse de le maintenir. À suivre, donc.

Uber Direct : la livraison pour les commerçants

L'autre service mis en place par Uber est Uber Direct. Il provient directement d'une demande des commerçants pour pouvoir poursuivre l'activité, même en période de confinement. Uber Direct permet aux clients d'être livrés chez eux par Uber.

Encore une fois, ce service n'est pas disponible en France, mais Uber Eats a annoncé un partenariat à venir avec Casino et Carrefour, deux enseignes bien connues de la grande distribution française. Dans la ville de New York, Uber a assuré des livraisons de médicaments à domicile avec ce service. En Australie, la société a également livré des produits destinés aux animaux domestiques. Et au Portugal, elle a aussi prêté main forte au service postal CTT.

COVID-19 : Uber est en difficulté et son activité est en baisse

Mais malgré tout, l'activité est en très forte baisse chez Uber. Dans la plupart des pays du monde, l'entreprise repose sur la collaboration avec multiples micro-entreprises (anciennement nommés auto-entrepreneurs), très touchées par la crise économique engendrée par le COVID-19. Mais en France, la chose est un peu plus complexe, Uber ayant été contraint par le gouvernement de fournir des contrats de travail à ses collaborateurs, qui seront donc in fine salariés. Mais pour l'instant, ces derniers ne peuvent pas bénéficier des mesures de chômage partiel.

En ce qui concerne la santé financière d'Uber, il est difficile de se prononce. L'entreprise elle-même témoigne qu'il est « impossible de prévoir avec précision l'ensemble des effets de la pandémie sur ses résultats financiers futurs ». L'entreprise donnera une conférence le 7 mai prochain pour préciser tout cela. En outre, elle rappelle qu'elle a déjà promis quelque 10 millions de courses et livraisons gratuites pour assister le personnel soignant et les personnes vulnérables pendant cette période complexe. Bien entendu, ces initiatives ne sont pas rentables pour Uber et pénaliseront grandement les résultats de l'entreprise. La baisse de revenus entraînée par ces mesures est estimée entre 17 et 22 millions de dollars pour le premier trimestre, et entre 60 et 80 millions de dollars pour le deuxième trimestre.

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