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La grève des transports a fait monter les prix des VTC

Publié le 20 décembre 2019
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Les prix des VTC doublent, voire quadruplent en période de grève

Dans un contexte de grève interprofessionnelle concernant notamment les transports, les VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) sont pris d'assaut. Surtout que le mouvement social s'éternise ! De facto, les prix flambent, les temps d'attente pour trouver un chauffeur s'allongent et parfois, certains chauffeurs profitent de la situation pour faire plus de bénéfices, au risque d'entrer dans l'illégalité.

Des prix qui doublent, voire quadruplent

Les prix des VTC augmentent, diminuent, puis augmentent à nouveau... Chaque jour, ce sont de nouveaux tarifs qui s'affichent. Et parfois, ils sont mirobolants ! « Ce lundi [ndlr : 9 décembre], nous avons vu des prix multipliés par quatre », témoigne à 20 Minutes Frédéric Lefebvre, président et fondateur de Bebop, un comparateur en temps réel des prix des taxis et VTC. « Nous étions très surpris de voir les prix des courses s'enflammer toute la journée du 9 décembre, quelle que soit l'heure », allègue aussi Adrien Messih, fondateur de My Move, un comparateur du même genre.

Et il semblerait que la pluie tombée en début de semaine ait encore plus tendu le marché ! Mardi, les prix excédaient de 40% la normale ; mercredi, ils sont revenus à la normale ; jeudi, ils continuaient de monter. En outre, les clients des chauffeurs de VTC sont habitués à des différences de tarif, entre les différentes compagnies et start-ups. Mais dans la situation actuelle, ces différences semblent avoir disparu et tout se joue sur l'instant.

Pour déterminer les prix des courses, des algorithmes calculent en direct en fonction de la disponibilité des véhicules et du nombre de demandes effectuées. C'est ensuite aux chauffeurs de choisir le tarif final qu'ils veulent appliquer. Ainsi, les prix relevés par BFMTV ont été les suivants :

  • Pigalle – Saint-Paul, mardi à 15 heures : 18 € chez Heetch, 31 € chez Kapten.
  • Porte Maillot – Bastille, mardi à 20 heures : moyenne à 20 € habituellement, une course à 90 € a été relevée par Bolt.

Quelques compagnies ont dit avoir limité les majorations, d'après 20 Minutes :

  • 3 fois le prix normal chez Kapten ;
  • 2,9 fois chez Bolt ;
  • 2,5 fois chez Heetch.

Une demande considérable qui engendre des temps d'attente

Si la demande explose depuis le début de la grève interprofessionnelle, l'offre en chauffeurs reste la même : environ 20 000 taxis et 20 000 VTC dans toute l'Île-de-France en 2019, d'après les données récoltées par le ministère de la Transition énergétique et qui s'occupe également des transports. « En temps normal, nous observons pour les VTC deux pics de prix dans une même journée. Globalement le matin entre 7 heures et 9 heures, et le soir entre 19 heures et 21 heures », ajoute Frédéric Lefebvre.

Durant ces pics, les temps d'attente peuvent augmenter. Ils sont généralement d'une dizaine de minutes, vingtaine au maximum. Mais pendant la grève, tout est chamboulé et on assiste parfois à des situations pour le moins étranges : « Pendant dans les premiers jours, entre le 5 décembre et la fin du premier week-end, les usagers avaient pris leurs dispositions, entre récup, RTT et télétravail, et nous n'avons pas observé de réels changements », note encore Frédéric Lefebvre.

Des pratiques illégales et parfois dangereuses des chauffeurs de VTC

Mais en dehors de ces considérations de temps et d'argent, un autre problème se dessine. Certains chauffeurs de VTC sous-louent leur véhicule pendant la grève, une pratique illégale. En effet, devenir chauffeur n'est plus aussi simple qu'avant, en particulier depuis la mise à jour des règles pour obtenir le statut de VTC. Il faut passer plusieurs écrites vérifiant le profil du conducteur, son comportement sur la route mais également son niveau de langue.

Ainsi, certains chauffeurs se retrouvent au volant sans en avoir l'autorisation. L'astuce est simple : le chauffeur qui sous-loue son véhicule prête son téléphone au nouveau conducteur et prend un pourcentage sur les revenus du jour. Rappelons aussi qu'il est obligatoire pour un chauffeur de VTC d'être couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle !

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