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Covid-19 : bars, restaurants, salles de sport... Quelles sont les nouvelles règles ?

Publié le 30 septembre 2020
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Les restaurants sont moins concernés que les bars par ces mesures restrictives

Ces annonces sont un coup dur pour les propriétaire de bars, restaurants et salles de sport ainsi que pour une partie de leurs usagers : des fermetures sont imposées, parfois totales, parfois partielles selon les horaires. De nombreux acteurs de ces secteurs déjà en grande difficulté ont fait savoir leur mécontentement et ont exprimé leur incompréhension.

Paris : fermeture de 22 heures à 6 heures du matin imposée pour les bars

Les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran ont donc été mises à exécution : à Paris et dans la petite couronne, les bars doivent fermer à partir du lundi 28 septembre à 22 heures. « Les débits de boissons [bars, bistrots ayant uniquement une licence IV] seront fermés de 22 heures à 6 heures », a précisé la préfecture de police.

Pour les restaurants, la mesure diffère quelque peu et demeure extrêmement floue. Ainsi, la restriction ne s'applique pas pour les restaurants ne servant « pas d'alcool sans nourriture ». « Nous tenons à préserver les restaurants de cette mesure, ils pourront donc continuer à fonctionner normalement. Il faut être conscients du fait que la ligne de partage entre bars et restaurants, en droit, est complexe, mais nous pensons avoir trouvé un moyen d'objectiver cela dans l'arrêté », a expliqué la préfecture de police. La mesure est pour l'instant prévue jusqu'au 11 octobre prochain.

À savoir que cette fermeture partielle des bars concerne également d'autres villes : Paris, Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lyon et Nice.

Aix-en-Provence / Marseille : fermeture totale pour tous les établissements

À Aix-en-Provence et Marseille, deux villes en « zone d'alerte maximale », la mesure est encore plus drastique : les bars et restaurants doivent être complètement fermés jusqu'au 11 octobre inclus, en dehors des activités de livraison et de vente à emporter. La décision a été adoptée par arrêté préfectoral En outre, une fermeture partielle de 22 heures à 6 heures concerne 15 autres communes du département dont Arles, Martigues, La Ciotat ou encore Gardanne.

Le cas des salles de sport

Les salles de sport sont aussi concernées par des mesures restrictives. En effet, elles ont été contraintes de baisser le rideau dans les « zones d'alerte renforcée » [ndlr : aux d'incidence de plus de 150 cas pour 100 000 habitants, 50 cas pour 100 000 chez les personnes âgées]. Cela concerne donc les salles de sport de la plupart des grandes villes françaises : Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris et la petite couronne, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, Toulouse.

Des propriétaires de bars, restaurants et salles de sport sont mécontents

Dans de nombreuses villes, ces restrictions sont très mal perçues. Plusieurs actions ont été mises en place contre ces mesures jugées injustes. Renaud Muselier, président de la région Sud, a déposé un recours collectif en référé-liberté contre les mesures de fermeture totale des bars et restaurants d’Aix-Marseille. À Marseille même, des professionnels de la restauration ont occupé le lundi 28 au matin un rond-point à l'entrée de l'A50 pour protester. De son côté, Christophe Mirmand, préfet des Bouches-du-Rhône a annoncé des verbalisations en cas de non-respect de ces mesures.

À Paris, une manifestation a également eu lieu : de nombreux restaurateurs et tenanciers de bars craignent pour la pérennité de leur activité. Le dimanche 27 septembre, ils s'étaient notamment rassemblés devant l'hôtel des Invalides pour faire entendre leur mécontentement.

Les salles de sport ne sont pas non plus en reste. Le lundi 28 septembre, le syndicat France Active a déposé 12 référés-libertés pour contester la décision des autorités publiques. Les dirigeants des salles de sport se sentent notamment sacrifiés car leur activité économique pèse un moindre poids : « Cela coûte donc moins cher de sacrifier les salles de sport », accuse Grégoire de Belmont, l'un des quatre associés du groupe Arkose & Co (leader français de l'escalade de bloc). D'autant plus que les pratiques sportives sont très regardantes sur les mesures sanitaires et que la traçabilité des clients est systématique et aisée.

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