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Les forains, chauffeurs de VTC et autocaristes ont manifesté pour demander des aides

Publié le 14 octobre 2020
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De nombreuses manifestations ont eu lieu à Paris le lundi 12 octobre

Ce lundi 12 octobre 2020, les forains, chauffeurs et VTC et autocaristes indépendants ont manifesté dans toute la France pour faire entendre leurs doléances. Ces derniers craignent d'être fortement pénalisés par la crise de Covid-19 et des dispositifs d'aide de la part de l'État. Ils demandent un traitement équivalent aux autres professions du tourisme, du transport, du loisir et du commerce.

Les forains manifestent dans toute la France pour faire part de leur mécontentement

Ce lundi 17 octobre, les forains ont été présents sur de nombreuses routes de France. Ils sont remontés contre les mesures les empêchant de travailler alors que les parcs d'attraction peuvent rester ouverts et proposer leurs prestations. En effet, les fêtes foraines ont été interdites dans les grandes villes en raison de l'état d'alerte sanitaire. Les forains jugent qu'ils ont été délaissés durant cette crise : « On a un sentiment de traitement différent des entreprises de loisir sédentaires. On demande un ministère de tutelle avec un vrai interlocuteur », a exprimé Xavier Saguet, vice-président de la fédération des forains à RMC.

Ils ont donc mené d'importantes « opérations escargots » dans plusieurs villes de France à l'occasion d'un « mouvement national de mobilisation générale », tel que l'annonçait la fédération des forains de France. « Pour toutes celles et ceux qui se sentent concernés, et qui souhaitent participer à ce mouvement, nous vous donnons la liste des points de ralliement déclarés en préfecture », avaient-ils renseigné en vue de mener des opérations à Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Orléans, Vannes, Arras, Châlons-en-Champagne et Metz.

Les chauffeurs de VTC se sont réunis pour manifester à Paris

Les chauffeurs de VTC ont également manifesté à Paris pour exprimer leur mécontentement. Ils ont organisé à partir de 10 heures un rassemblement statique entre le quai de Bercy et la place du Bataillon du Pacifique pour une manifestation bruyante. « Le fonds de solidarité tel qu'il est actuellement reste encore trop insuffisant et ne peut suffire à sauver les TPE », ont-ils fait savoir. Ils seront reçu ce mercredi 14 octobre par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

« Des miettes, on en a ras-le-bol. On ne veut pas être reçu [ndlr : par Bercy] pour être reçu, on veut des annonces, un retour concret sur nos revendications », a insisté Brahim Ben Ali, secrétaire général de l'Intersyndicale nationale VTC (INV), qui compte près de 1 400 adhérents. Ce dernier a notamment dénoncé la « précarité sociale » des chauffeurs de VTC. L'INV demande entre autres un « gel des cotisations sociales » et de « tous les prélèvements » (prêts bancaires, assurances, location de voiture...), une « prime Covid-19 à hauteur de 4 000 euros cumulable avec les autres aides existantes ou à venir » ainsi qu'une « intégration des VTC dans la liste S1 » des secteurs les plus impactés par la crise de Covid.

Les autocaristes indépendants demandent également des aides

Se sont aussi mobilisés en nombre les autocaristes indépendants. Ils étaient 300 garés porte Dauphine ce lundi pour appeler à l'aide. « On n'a pas de perspectives d'avenir. On a besoin de mesures pour tenir l'année. Depuis le printemps l'activité est au point mort », a déploré le porte-parole des autocaristes indépendants.

Ces derniers demandent à être reçus par le Premier ministre afin de bénéficier en plus du plan de relance pour le secteur du tourisme annoncé par Jean Castex un prolongement du chômage partiel à 100 % jusqu'en 2021, des aides pour couvrir les frais généraux et une prolongation des reports des crédits-baux « jusqu'à deux ans ». « Il y a déjà des faillites, des entreprises dont on saisit les cars, on vient les chercher dans leurs cour, ça commence malheureusement », prévient Antonio Faria, patron de Monddia France à l'antenne sur France Bleue.

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