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80 % des auto entrepreneurs ont subi une baisse de chiffres d'affaires de 40 %

Publié le 20 janvier 2021
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Pour certains auto entrepreneurs, la crise de Covid-19 est très douloureuse

Les temps sont particulièrement difficiles pour les auto entrepreneurs en France. Une étude de l'Union des auto-entrepreneurs a montré que 80 % des micro entreprises (anciennement auto entrepreneurs) ont subi une baisse de chiffre d'affaires de 40 % par rapport aux résultats de l'année 2019 et depuis le déconfinement de mai dernier. Environ la moitié des micro entreprises ayant stoppé toute activité en 2020 ne bénéficient pas d'autre revenus que le RSA.

Des chiffres en baisse pour les auto entrepreneurs en 2020

La crise de Covid-19 a été très douloureuse pour de nombreux indépendants ; l'on savait déjà que du côté des livreurs dépendant du statut de micro entreprise, la situation est très précaire. Et une étude réalisée par l'Union des auto-entrepreneurs menée sur un échantillon de 3 320 micro entreprises le révèle bien (18 % d'entre eux exercent via une plateforme en ligne).

En effet, après le premier confinement qui avait eu lieu entre mars et mai 2020, 45 % des sondés alléguaient ne pas avoir retrouvé un chiffre d'affaires à 20 % de leur volume d'activité durant l'année précédente, en 2019. De plus, 80 % des auto entrepreneurs interrogés sont confrontés à une baisse de chiffre d'affaires de 40 % ou plus par rapport à 2019. Cette crise de Covid-19 est donc particulièrement meurtrière pour les travailleurs dépendant d'un statut qui, s'il peut représenter certains avantages au départ d'une activité par exemple, peut rapidement laisser place à une certaine instabilité.

Des représentants du statut demandent un accompagnement

Pour l'instant, la part d'auto entrepreneurs ayant été contraints d'arrêter toutes leurs activités n'est « que » de 5 %. Toutefois, a moitié d'entre eux ne bénéficient plus d'aucun revenu et dépendent à présent du RSA (revenu de solidarité active). Et un quart est inscrit en tant que demandeur d'emploi chez Pôle Emploi, sachant qu'une partie d'entre eux sont potentiellement en fin de droits.

« Les autoentrepreneurs qui stoppent leur activité sont des candidats aux minima sociaux. Il faut absolument les accompagner en sortie de crise pour leur permettre de retrouver un niveau d'activité normal », explique François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs, une association ayant pour but de promouvoir et défendre le régime de l'auto-entrepreneur et d'accompagner les personnes intéressées par ce statut dans leurs démarches de professionnalisation. À savoir également que cette association a mis en place un outil d'aide d'urgence à destination des professionnels concernés par le statut dans le contexte de la crise de Covid-19.

En effet, vivre avec une baisse de chiffre d'affaires de 40 % s'avère très complexe pour nombre de micro entrepreneurs. Et tous n'ont pas pu bénéficier du fonds de solidarité mis en place mis en place dans le cadre de la loi d'urgence sanitaire, qui prévoyait notamment une aide directe de 1 500 euros. Seulement 1 sur 5 ont pu en profiter.

Éviter un recours au chômage pour les auto entrepreneurs

Ainsi, François Hurel a émis l'idée suivante : Bercy pourrait verser une aide de 500 à 600 euros mensuels durant six mois aux auto-entrepreneurs dont les activités dépendantes de ce statut forment sa source principale de revenus, en excluant les retraités et ceux ayant déjà bénéficié du fonds de solidarité. La mesure reviendrait un coût d'un milliard d'euros pour 400 000 concernés. « Il y aura un effet d'aubaine pour ceux dont le chiffre d'affaires dépasse 30.000 euros annuels mais il faut éviter l'effet couperet pour ceux qui sont à moins de 10 000 euros par an », mentionne-t-il.

Ce mercredi 20 janvier, le ministre délégué chargé des PME Alain Griset doit recevoir les partenaires sociaux pour travailler sur l'amélioration de l'indemnisation chômage pour les indépendants. Cependant, François Hurel juge qu'il « faut éviter le recours au chômage qui deviendra pour les autoentrepreneurs une trappe à pauvreté car il est difficile de se relever quand on échoue et qu'on arrête son activité. Au contraire, il serait préférable d'accompagner les autoentrepreneurs à se relever. »

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