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Déconfinement : le télétravail obligatoire « quelques jours par semaine » ?

Publié le 27 novembre 2020
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Développer ses outils digitaux est une clé d'un télétravail bien organisé

Le mardi 24 novembre, le président de la Répubique Emmanuel Macron a exposé les dates d'un déconfinement progressif. Des décisions sont toutefois encore à prendre quant au télétravail. A priori, il ne sera plus imposé à 100 % lorsque les entreprises le peuvent. Le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux a indiqué qu'un télétravail « obligatoire quelques jours par semaine » serait envisageable. Les négociations sont en cours avec les syndicats.

Ne pas imposer le télétravail à 100 % à partir de la rentrée

Jusqu'à la fin de l'année, le télétravail à 100 % reste de mise autant que possible, tel que l'a précisé Emmanuel Macron dans son allocution du 24 novembre. Toutefois, la suite n'est pas certaine. Le gouvernement a déjà avertit les partenaires sociaux des futures négociations à ce sujet. Interviewé le matin du 25 novembre sur RMC, Geoffroy Roux de Bezieux, président du Medef a toutefois annoncé que les mois à venir pourraient être différents.

« Le Premier ministre lundi soir nous a demandé de réfléchir à une deuxième phase de télétravail pour le début de l'année qui ne soit pas le 100% télétravail comme aujourd'hui mais qui ne soit pas non plus le retour au stade précédent », a allégué le président du Medef. Ainsi, la solution qui pourrait être choisie serait de l'ordre de « quelques jours par semaine obligatoires, mais pas 100 % », toujours d'après le président du Medef, qui ajoute que le dispositif serait appliqué durant « quelques mois », le temps que la pandémie recule.

Le télétravail, un risque de « conséquences psychologiques » ?

Le télétravail serait également prévu de manière partielle pour limiter les risques de conséquences psychologiques. « On est tous persuadés – les partenaires et le gouvernement – que le 100 % télétravail au bout de quelques semaines a d'autres conséquences – psychologiques, on voit la hausse des violences conjugales, des addictions », a encore allégué Geoffroy Roux de Bezieux.

Ce dernier estime que dans le cadre de la concertation entre patrons et syndicats quant à un accord national interprofessionnel (ANI) à propos du télétravail, « la balle est dans le camp des syndicats ». En effet, le patronat a présenté ses dernières propositions sur le sujet. Le président du Medef a en outre rappelé que les décisions sur l'organisation du télétravail appartenaient à l'employeur et pouvait varier d'une entreprise à une autre, voire même entre deux sites d'une même société, au-delà des obligations prévues par le Code du Travail.

Il a de plus assuré qu'il y avait une « volonté de part et d'autre d'aboutir à quelque chose qui soit un cadre qui puisse donner des repères aux entreprises », avant de préciser : « Il y a déjà beaucoup de choses dans le code du travail. On met en forme et à jour ces règles et on donne des indications sur d'autres points pour que chaque entreprise les mette à sa sauce (...) J'espère qu'on arrivera à un accord. »

Organiser le télétravail en entreprise

La crise de Covid-19 a déjà fait progresser la pratique du télétravail et de nombreuses entreprises ont pu en faire l'expérience. Si cette pratique comporte de nombreux points positifs, il s'agit de bien l'organiser afin d'éviter certaines problématiques, comme celle de l'isolement par exemple. La start-up WeProov a notamment prodigué quelques conseils pour optimiser le télétravail : « identifier ses sources de motivation, instaurer une routine, quadriller sa journée, définir ses distractions, créer un environnement de travail adapté, ne pas perdre contact avec ses collègues ».

Il s'agit de fluidifier et de rendre plus agréable le télétravail pour une entreprise. Une entreprise sera donc en meilleure position si tous ses outils sont bien digitalisés et que les salariés ont été formés à leur utilisation. Cela est capital à la fois pour des raisons de productivité comme de cybersécurité.

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