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Risque routier professionnel : qu'en pensent les dirigeants de TPE-PME ?

Publié le 23 mai 2018
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En écho aux Journées de la sécurité routière au travail, MMA a dévoilé sa nouvelle enquête exclusive. L’on apprend notamment que le risque routier professionnel est largement sous-estimé par les chefs d’entreprise : seuls 18 % d’entre eux en font une priorité. Coup de projecteur.

 

93 % des dirigeants connaissent la « mesure de désignation »

Dans sa nouvelle étude exclusive consacrée au risque routier en entreprise, MMA met en lumière la méconnaissance des dirigeants de très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) concernant la première cause de mortalité en entreprise.

 

En outre, les chefs d’entreprise sous-estiment leur responsabilité en cas d’accident de la route survenu au salarié. Plus précisément, seulement la moitié des dirigeants - ndlr : 54 % - savent qu’ils peuvent être considérés comme responsables pour l’accident de la route d’un salarié lors d’un trajet de mission. Ce chiffre tombe à 31 % pour le trajet domicile-travail.

 

Eu égard à cette méconnaissance des dirigeants de TPE-PME, on ne s’étonnera pas qu’ils ne soient que 28 % à avoir inscrit le risque routier dans le document unique, et ce, alors même qu’il s’agit d’une mention obligatoire. Toutefois, on notera que cette pratique a augmenté de 7 points depuis 2016.

 

Enfin, 93 % des dirigeants qui mettent un véhicule de société à la disposition de leurs employés connaissent la « mesure de désignation » qui oblige à dévoiler l’identité d’un salarié ayant commis une infraction avec le véhicule de société. D’ailleurs, ils sont aujourd’hui 65 % à respecter cette obligation et 59 % y voient une manière de responsabiliser le salarié.

 

Des vidéos MMA pour sensibiliser les dirigeants

En matière de prévention du risque routier professionnel, seuls 17 % des chefs d’entreprise disent avoir déployé des actions à destination de leurs salariés. Si ce nombre apparaît en stagnation, ces actions de prévention sont plus nombreuses dans les entreprises qui comptent plus de 10 salariés (35 %) ainsi que dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (29 %).

 

En pratique, ces actions de prévention prennent les formes suivantes :

  • La vérification des véhicules motorisés mis à disposition des salariés (79 %),
  • La vérification de la validité du permis de conduire (74 %),
  • La réduction des déplacements motorisés des salariés (44 %),
  • La mise en place d’une charte de bonne conduite (43 %),
  • L’instauration du droit à la déconnexion (40 %),
  • La mise en place de solutions de déplacements alternatifs (13 %),
  • La mise en place de sessions de sécurité routière (10 %).

 

Pour expliquer l’absence d’actions préventives, la moitié des dirigeants évoquent le fait de ne pas y avoir pensé et 19 % d’entre eux font état d’un manque de temps.

 

Enfin, à l’heure d’évoquer les enjeux prioritaires en matière de sécurité routière, 65 % des dirigeants mentionnent l’alcool devant la consommation de stupéfiants au volant (45 %) et les « distracteurs de conduite » (45 %), expression qui englobe l’utilisation d’un téléphone au volant, le fait de manger en conduisant ou encore le visionnage d’une vidéo sur la route.

 

Pour aider les dirigeants de TPE-PME et les sensibiliser à la « réalité du risque routier », MMA a conçu des vidéos courtes et pédagogiques comme celle ci-dessous qui s’intéresse à l’instauration d’un plan de prévention :

 

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