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Le gouvernement veut allonger à 8 ans au lieu de 6 les remboursements des PGE

Publié le 12 février 2021
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L'échéance du remboursement des PGE avait déjà été repoussée d'un an

Pour venir en aide aux entreprises mises en difficulté par la crise de Covid-19, le gouvernement avait mis en place en mars dernier les PGE (prêts garantis par l'État). Mais le problème des remboursements se pose. Alain Griset, ministre en charge des TPE et PME a amorcé les discussions avec la Commission européenne pour allonger la durée de remboursement de ces prêts de 6 à 8 ans.

Les remboursements des PGE vont-ils passer à 8 ans au lieu de 6 ?

Les discussions sont en cours entre le gouvernement français et la Commission européenne pour allonger à 8 ans au lieu de 6 le remboursement des PGE. Alors que ces remboursements avaient déjà été différés d'un an (ils devaient commencer en mars 2020, ils commenceront en mars 2021), cette nouvelle a été annoncée directement au Parisien par le ministre des TPE et PME Alain Griset.

« Nous commençons à discuter avec la Commission européenne sur un allongement de la durée de remboursement des PGE. Nous aimerions passer de six ans à huit ans. L'important est de sécuriser les entrepreneurs et de leur donner de la visibilité. Ils ne doivent pas avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête qui viendrait freiner la reprise. Nous espérons un retour de la Commission courant 2021 », a confié le ministre.

Cette annonce a également suivi la demande de la FCA (Fédération du commerce coopératif et associé), représentante de 180 enseignes telles que Système U, E. Leclerc, Optic 2000 ou encore Sport 2000, d'allongement « jusqu'à huit ans » du remboursement des PGE. D'après Alain Griset, « près de 700 000 entreprises » ont bénéficié d'un PGE, « pour plus de 130 milliards d'euros ».

Certaines entreprises pourraient ne pas rembourser leur PGE

Cela comporte néanmoins des risques et certaines entreprises pourraient ne pas être en capacité de rembourser. En effet, plus de 90 % des entreprises ayant bénéficié du dispositif sont des TPE et entre 4,5 % et 6 % de ces prêts pourraient ne pas être remboursés, tel que l'avait estimé François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et directeur général du groupe Crédit Agricole SA.

Pour le président de la Fédération bancaire française Philippe Brassac, ce chiffre est encore plus alarmant, de 5 % à 10 %. « Ce que nous pensons, (...) c'est que compte tenu qu'une majorité des entreprises considèrent que leur situation financière est saine aujourd'hui, nous pourrions avoir probablement la moitié des PGE qui pourrait être remboursée la première année, au total les trois quarts en deux ans », mais « on estime entre 5 et 10% les entreprises qui aujourd'hui pensent que ce sera difficile pour elles in fine de rembourser les PGE », avait-il expliqué sur Radio Classique. Le coût de ces défauts pourrait s'élever à 6 milliards d'euros.

De nouvelles aides sont prévues pour les entreprises en difficulté

En dehors de ces nouvelles concernant les PGE, le ministre des TPE et des PME a annoncé de nouvelles aides pour les entreprises en difficulté. Premièrement, il a affirmé que l'indemnisation à hauteur de 20 % du chiffre d'affaires des entreprises les plus en difficulté (plafonné à 200 000 euros mensuels) n'était pas suffisante. Ils parlent notamment de « Ceux qui ont structurellement des charges fixes supérieures à 20 % comme les salles indoor - qui accueillent les bowlings, laser game, salles d'escalade... - mais aussi les salles de sport. » En outre, ces entreprises pourront profiter de « l'extension du dispositif de prise en charge des frais fixes à hauteur de 70 % », dans une limite de 3 millions d'euros pas groupe.

De surcroît, il promet plus d'aides pour les entreprises de plus grande taille. Des prêts participatifs seront instaurés consécutivement au plan de relance « pour des PME et ETI ayant des projets d'investissements de transformation. » 20 000 entreprises pourraient être concernées par le dispositif, qui bénéficierait d'une garantie jusqu'à 35 % par l'État.

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