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Actes illégaux, fraude fiscale,... : près de 40 % des entreprises touchées

Publié le 26 juillet 2019
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Selon une enquête réalisée en France mais aussi en Allemagne, en Suisse ainsi qu’en Grande-Bretagne auprès de 1 392 entreprises comptant de plus de vingt employés, les actes répréhensibles seraient particulièrement fréquents au sein des structures de plus de 249 employés. D’ailleurs, 59 % des entreprises ont mis en place un canal de signalement dédié.

 

Un préjudice financier à plus de 100 000 euros

D’après le Rapport 2019 sur les alertes professionnelles, des cas de fraude fiscale, de blanchiment d’argent et de harcèlement sexuel ont été signalés dans 39 % des entreprises au cours de l’année 2018.

 

Menée conjointement par la Haute Ecole Spécialisée HTW de Coire, en Suisse, et EQS Group, cette étude internationale témoigne de la fréquence plus importante de tels actes répréhensibles au sein des entreprises qui comptent plus de 249 employés. Et, à y regarder de plus près, les comportements non éthiques sont plus nombreux dans les entreprises allemandes (43 %) qu’au sein des entreprises britanniques (40 %), françaises (38 %) et suisses (35 %).

 

Parmi ces entreprises, 17 %  d’entre elles considèrent que ces actes répréhensibles ont donné lieu à un préjudice financier estimé à plus de 100 000 euros. En outre, approximativement un tiers des entreprises a pu détecter plus de 60 % du préjudice financier total grâce à un dispositif d’alerte.

 

53 % des sociétés françaises ont déployé un canal de signalement

En dépit de l’entrée en vigueur de la loi Sapin 2, seulement 53 % des entreprises françaises ont mis en place un canal de signalement. Dans les autres pays évoqués dans cette étude, les entreprises sont plus « vertueuses » : un tel dispositif existe dans 56 % d’entre elles en Allemagne, 65 % en Grande-Bretagne et enfin 65 % en Suisse. Adoptée le 16 avril 2019, la Directive Européenne pour la protection des lanceurs d’alerte devrait logiquement entraîner une hausse du nombre d’entreprises possédant un canal de signalement.

 

En outre, 12 % des entreprises qui ne possèdent pas à l’heure actuelle de dispositif d’alerte prévoient d’en mettre un en place au cours des douze prochains mois. Pour près d’un quart des sociétés, sa mise en place fait l’objet de discussions en interne sans qu’un calendrier ait été arrêté.

 

Enfin, les entreprises qui proposent un dispositif d’alerte ont mis en place trois canaux de contact différents en moyenne. Dans l’Hexagone, 37 % des entreprises proposent trois canaux distincts figurant parmi les « canaux classiques » (rencontre en personne, téléphone, lettre,…) et les « canaux spécialisés » (page web, hotline, plateforme digitale,…). A noter que les dispositifs internes d’alerte sont surtout ouverts aux salariés. Toutefois, dans 30 % des entreprises, les actions illégales ou contraires à l’éthique peuvent aussi faire l’objet d’un signalement de la part des clients.

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