Actualités de l'assurance cyber-risques

Le cyber-risque est le premier risque d'entreprise en 2020, d'après Allianz

Publié le 17 janvier 2020
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Il y a 7 ans, les cyber-risques n'étaient qu'en 15e position du baromètre Allianz !

Le 14 janvier 2020, l'assureur allemand Allianz a publié sa neuvième enquête annuelle sur les principaux risques d'entreprise. Cette année, le nombre de participants est record : plus de 2 700 experts de plus de 100 pays différents. Et pour la première fois dans l'histoire, les cyber-risques se placent en tête du classement. Viennent ensuite les interruptions d'activité ; à noter que le changement climatique obtient également une place historique.

Quels sont les principaux risques en France ?

« Les incidents cyber, les interruptions d’activité et les incendies et explosions restent des préoccupations majeures pour les entreprises en France. Toutefois, il n’est pas surprenant que les risques politiques et la violence fassent leur entrée dans le top 10 des risques, le mouvement des Gilets Jaunes et les récents conflits sociaux touchant l’économie et les entreprises françaises », explique Corinne Cipière, directrice générale d’AGCS France dans un communiqué d'Allianz.

Ainsi, les principaux risques d'entreprise en France se classent comme suit :

  • Incidents cyber : 39 % (2e au classement en 2019 avec 37 %) ;
  • Interruptions d'activité : 37 % (1er en 2019, 37 %) ;
  • Évolutions législatives et réglementaires : 27 % (4e en 2019, 27 %) ;
  • Catastrophes naturelles : 21 % (3e en 2019, 28 %) ;
  • Évolutions de marchés : 21 % (5e en 2019, 23 %) ;
  • Incendie, explosion : 20 % (6e en 2019, 19 %)  ;
  • Changement climatique/instabilité climatique croissance : 17 % (8e en 2019, 13 %) ;
  • Atteinte à la réputation ou à l'image de marque : 15 % (9e en 2019, 13 %)  ;
  • Nouvelles technologies : 13 % (7e en 2019, 19 %) ;
  • Évolutions macro-économiques : 11 % (13e en 2019, 8 %) ;
  • Risques politiques : 9 % (11e en 2019, 9 %) ;
  • Pénurie de talents : 9 % (10e en 2019, 9 %) ;
  • Pannes d'infrastructures critiques : 8% (17e en 2019, 2 %) ;
  • Défaillance de qualité, défauts de série, rappel de produit : 8% (12e en 2019, 9 %) ;
  • Vol, fraude et corruption : 7% (15e en 2019, 7 %) ;
  • Risques environnementaux : 7% (14e en 2019, 7 %) ;
  • Problèmes sanitaires : 3% (16e en 2019, 3 %) ;
  • Autres : 3 %

L'évolution des cyber-risques pour les entreprises au niveau mondial

Ce qui frappe tout d'abord, ce sont les mouvements dans ce tableau d'une année à l'autre. En effet, la très grande majorité de ces risques ont changé de place au cours de l'année dernière. Côté cyber-risques, l'évolution est flagrante. Rappelons tout de même qu'il y a de cela sept ans, le cyber-risque se plaçait en 15e position avec un total de 6 % des réponses. Et pour preuve, de plus en plus de PME en France ont recours à une assurance cyber-risques.

Au niveau mondial, l'incident cyber est également en première position. Il fait partie de l'un des trois premiers risques d'entreprise dans de nombreux pays à l'économie très développée : Corée du Sud, France, Royaume-Uni, Inde, Suède, Suisse, Belgique, Autriche, Espagne et États-Unis. En effet, les cyber-attaques sont de plus en plus nombreuses et de grande ampleur. « Les entreprises sont confrontées à des violations de données de plus en plus vastes et coûteuses, à une intensification des attaques par ransomwares et des usurpations d’identité, ainsi qu’à la perspective d’amendes ou de litiges liés à la protection de la vie privée à la suite d’un événement », peut-on lire dans le communiqué d'Allianz. Il faut dire qu'aujourd'hui, une violation majeure de données (plus d'un million d'enregistrements) coûte en moyenne 42 millions de dollars. C'est une augmentation de 8 % par rapport à 2019.

Les autres facteurs de risque évoluent aussi (pertes d'exploitation, climat...)

Les interruptions d'activité étaient à la tête de ce baromètre durant les sept dernière années. Toutefois, les entreprises ne doivent pas diminuer leur vigilance quant à ce risque. En effet, les pertes d’exploitations tendent à se complexifier de plus en plus au fur et à mesure des années. Tout d'abord, les causes sont toujours plus nombreuses car les chaînes de production et la sous-traitance observent des circuits de plus en plus complexes.

De plus, les entreprises sont conjoncturellement de plus en plus exposées à l'impact direct comme indirect des émeutes, remous sociaux ou attentats terroristes. En 2019, de nombreux pays ont été touchés par des mouvements sociaux de grande ampleur : Chine (Hong-Kong), Chili, Bolivie, France (Gilets Jaunes et récente grève interprofessionnelle) et Colombie.

Quant aux évolutions législatives et réglementaires, elles grimpent d'une place au classement. En effet, entre le Brexit, les tarifs douaniers pratiqués par certains pays et le protectionnisme ne sont guère rassurants pour les entreprises comme pour les investisseurs. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a fait grimper les tarifs douaniers à presque leurs niveaux de 1970. « La politique commerciale est devenue une nouvelle arme utilisée à différentes fins politiques, à l’instar de la diplomatie économique, l’influence géopolitique ou la politique environnementale », allègue Ludovic Subran, chef économiste chez Allianz.

Enfin, le changement climatique crève ses plafonds cette année en décrochant la septième place. La région Asie-Pacifique est la plus touchée par cette évolution. Les entreprises craignent majoritairement les dommages matériels potentiels engendrés par le phénomène de réchauffement climatique. Ce sont aussi les conséquences opérationnelles et impacts sur le marché et sa réglementation qui inquiètent.

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