Actualité de l'assurance : pertes d'exploitation

La FFA fait le point sur le coût du mouvement des gilets jaunes

Publié le 25 mars 2019
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gilet-jaune

Principal organisme de représentation professionnelle des entreprises d’assurance, la Fédération Française de l’Assurance (FFA) a récemment dressé un premier bilan des dégâts causés par les actes de vandalisme lors du mouvement des gilets jaunes. Il apparaît notamment que les pertes d’exploitation sont peu couvertes.

 

10 000 déclarations de sinistre enregistrées

Selon une estimation réalisée par la FFA, les actes de vandalisme qui ont eu lieu lors des manifestations des gilets jaunes ont jusqu’à présent coûté entre 170 à 180 millions d’euros de dommages assurés.

 

A noter que cette estimation ne tient pas compte des violences perpétrées à l’occasion de l’acte XVIII du mouvement le samedi 16 mars 2019. Elles ont donné lieu notamment au saccage de nombreux commerces dont le restaurant « Le Fouquet’s » situé avenue des Champs-Elysées, à Paris.

 

Directeur des Assurances de Dommages et de Responsabilité auprès de la FFA, Stéphane Pénet précise que, jusqu’à présent, ce sont 10 000 déclarations de sinistre qui ont été enregistrées par les assureurs dont approximativement 5 700 déclarations relatives à des dégradations et incendies de véhicules et près de 4 000 déclarations émanant de commerces pour des dégradations diverses allant « du simple bris de glace à l'incendie ».

 

L’assurance pertes d’exploitation rarement souscrite

A y regarder de plus près, 90 % des commerces sont couverts par la garantie « Vandalisme » ou par la garantie « Emeutes et mouvements populaires » que l’on retrouve dans les formules d’assurance multirisque professionnelle. En revanche, rares sont les commerces qui possèdent une assurance pour les vols qui ont été commis lors des émeutes.

 

Autre constat de la FFA : les professionnels sont peu nombreux à disposer d’une assurance pour les pertes d’exploitation, et ce, alors même que cette solution assurantielle sert à couvrir les préjudices généralement les plus importants.

 

Plus précisément, 95 % des acteurs de la grande distribution ont une assurance pertes d’exploitation contre seulement 70 % des petites et moyennes entreprises (PME) et la moitié des artisans-commerçants. Pire, la perte d’exploitation en cas de préjudices indirects, comme par exemple la fermeture du magasin imposée par la préfecture de police, n’est souscrite que par 15 % des commerces.

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