Fiches pratiques de l'assurance pour les auto entrepreneurs

Auto-entrepreneur : quels avantages et inconvénients ?

Publié le 12 juin 2017
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L'auto-entreprenariat, un régime riche de forces et de faiblesses

Lors de son entrée en vigueur en 2009, le régime de l’auto-entrepreneur avait un objectif principal : simplifier la création d’entreprises individuelles pour l’exercice d’activités indépendantes. Mais, quels sont les avantages et inconvénients de ce régime spécifique ? Explications.

 

Quelles conditions pour créer son auto-entreprise ?

Dès lors que vous avez l’âge de 16 ans et que vous bénéficiez d’une autorisation de vos parents, vous pouvez devenir auto-entrepreneur.

 

Ce régime vous permettra de créer votre entreprise individuelle pour exercer une activité professionnelle à titre principal ou complémentaire, qu’elle présente un caractère artisanal, libéral ou commercial.

 

Toutefois, même si elle semble largement ouverte, l’auto-entreprise n’est pas envisageable pour certains types d’activités professionnelles. Tel est le cas par exemple des professions réglementées et agricoles.

 

Quelle couverture sociale pour l’auto-entrepreneuriat ?

Tout dépend du chiffre d’affaires (CA) dégagé par le professionnel auto-entrepreneur. En effet, le montant des cotisations sociales est calculé tous les mois ou trimestres en tenant compte d’un pourcentage fixe du CA brut réalisé.

 

Toutefois, étant donné que les CA réalisés par les auto-entrepreneurs sont généralement faibles, le montant de la couverture sociale peut s’avérer très largement insuffisant. Dans le même esprit, faute de cotiser à l’Assurance chômage, il est vivement conseillé à l’auto-entrepreneur de souscrire une assurance perte d’emploi qui s’avèrera utile en cas de cessation d’activités non désirée.

 

Quelles démarches pour devenir auto-entrepreneur ?

Toujours dans cette optique de simplification, l’auto-entrepreneuriat brille par la simplicité des démarches à accomplir pour se lancer. Ainsi, il suffit de quelques clics pour s’inscrire gratuitement sur la plateforme web dédiée, lautoentrepreneur.fr.

 

Toutefois, à la faveur d’aménagements législatifs successifs face aux accusations de concurrence déloyale notamment, le régime a été modifié et s’est un peu complexifié. Ainsi, la loi Pinel impose désormais de justifier de sa qualification professionnelle et de participer à un stage dit de « préparation à l’installation » (SPI) au coût variable.

 

Quelle durée pour le régime de l’auto-entrepreneur ?

Il s’agit à n’en pas douter de l’une des caractéristiques majeures du régime de l’auto-entreprise à la française : c’est son caractère temporaire.


En effet, si le professionnel auto-entrepreneur dépasse un seuil défini de CA annuel, il doit abandonner le régime pour adopter une forme d’entreprise de droit commun comme la société à responsabilité limitée (SARL).

Mais, il faut savoir qu’en pratique, rares sont les auto-entrepreneurs qui atteignent ce seuil de CA obligeant à basculer vers un autre type de société.

 

Quelle assurance pour l’auto-entrepreneur ?

A priori, le régime de l’auto-entrepreneur ne s’accompagne d’aucune obligation d’assurance professionnelle.


Toutefois, souscrire une assurance auto-entrepreneur peut apparaître comme obligatoire selon le type d’activités exercées. Par exemple, un professionnel exerçant une activité dans le bâtiment et les travaux publics (BTP) devra veiller à être couvert au titre de la responsabilité décennale.

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