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Sumer 2017 : où en sont risques professionnels en France ?

Publié le 20 septembre 2019
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Service du ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social, la Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (DARES) dévoile sa nouvelle enquête « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels » (Sumer 2017). C’est l’occasion de faire un point sur les risques professionnels dans l’Hexagone.

 

L’exposition aux produits chimiques en baisse

Réalisée par 1 200 médecins du travail auprès de 26 500 salariés représentatifs tant du secteur privé que de la fonction publique, la nouvelle édition de l’enquête « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels » aide à mieux appréhender l’impact des transformations sociétales et des mutations du monde du travail sur les conditions de travail.

 

Ainsi, l’on apprend que les recherches menées sur l’ergonomie ainsi que la mécanisation des tâches ont permis aux salariés de subir de moins en moins de contraintes d’ordre physique. On peut citer pêle-mêle les manipulateurs industriels, les exosquelettes ou encore les chariots élévateurs qui ont entraîné un recul de la manutention de charges lourdes (7 % en 1994 contre 5 % en 2017).

 

Même constat pour le travail répétitif : avec l’automatisation des tâches, le nombre des salariés soumis à la répétition d’un même geste a reculé. Ils étaient 20 % en 1994 contre 16 % en 2017.

 

Enfin, en ce qui concerne les travailleurs agricoles, l’exposition aux produits chimiques apparaît également en baisse (ndlr : -15 points) grâce à une véritable prise de conscience de la dangerosité des pesticides pour la santé et l’environnement. L’exposition aux produits chimiques est aussi en recul dans les industries traditionnellement exposées comme la métallurgie et la sidérurgie (ndlr : -6 points).

 

Stress, burn-out, maladies cardiovasculaires et cancers

Même si l’amélioration des risques psychosociaux (RPS) a permis de réduire le nombre des employés victimes de manque de reconnaissance et de comportements négatifs au travail, la tension au sein de l’entreprise demeure préoccupante. A y regarder de plus près, elle a atteint un pic en 2010 imputable, selon la DARES, à la « crise de 2008 » ainsi qu’aux « changements d’organisation importants dans les entreprises » qui en ont résulté.

 

En outre, si les « risques psychosociaux semblent diminuer », les médecins du travail signalent que le « vécu des travailleurs » s’est dégradé. Cela s’explique notamment par l’augmentation des contraintes relatives au rythme de travail qui passent de 28 % en 1994 à 32 % en 2017.

 

La DARES évoque également le morcellement du travail. Ainsi, la majorité des travailleurs (ndlr : 58 %) disent être fréquemment interrompus dans leur tâche afin d’en accomplir une autre non prévue initialement. Ils étaient 46 % à évoquer une telle situation en 1994.

 

Enfin, 66 % des salariés confient devoir travailler plus vite voire très vite et 35 % d’entre eux disent devoir fournir une quantité de travail jugée excessive. D’ailleurs, 42 % avouent ne pas être en mesure de faire varier les délais pour rendre leur travail. Face à une pression plus importante, la DARES alerte sur les risques plus élevés de burn-out, de stress, de maladies cardiovasculaires ou encore de cancers.

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