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BTP : les salaires des cadres du secteur n'ont pas évolué en 2020

Publié le 25 janvier 2021
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Pour les cadres 2020 a été une année mitigée

L'année 2020 a été une année de crise économique et, de facto, une année complexe. Pour les cadres, le marché de l'emploi a reculé de 17 %, d'après l'étude annuelle du cabinet Robert Walters. Toutefois, l'étude constate une certaine résistance dans le domaine. Quant aux cadres du secteur du BTP, le bilan est mitigé : les salaires n'ont pas évolué et de nombreuses questions restent en suspens.

Crise de Covid-19 : un bilan mitigé pour les cadres en 2020

Avec la crise de Covid-19, il est certain que le marché du travail en a pâti et, de même que les autres catégories socio-professionnelles, les cadres n'ont pas été épargnés. Le marché de l'emploi des cadres a accusé d'un repli de 17 % en 2020 par rapport à 2019, selon l'étude annuelle du cabinet de recrutement Robert Walters portant sur la rémunération des cadres (tous secteurs d'activité compris). L'étude relève notamment qu'entre les mois d'avril et de mai dernier, les embauches ont accusé d'une baisse de 50 %.

Finalement, ce sont un total de 200 000 embauches qui ont été effectuées pour l'année 2020, d'après les données de l'APEC (Association pour l'emploi des cadres). Néanmoins, le tableau n'est pas si sombre. « Le marché a pourtant été incroyablement résilient : en France, les cadres ont résisté grâce au télétravail, aux CDI... Bien sûr, l'avenir reste incertain, et il existe des disparités très fortes entre secteurs et même dans les secteurs, selon les stratégies des chefs d'entreprises », allègue Coralie Rachet, directrice générale de Robert Walters France.

BTP : des salaires qui n'ont pas évolué sur une année complexe

Quant aux cadres du secteur du BTP, le bilan est également mitigé. On remarque tout que les salaires n'ont pas évolué pour eux durant cette année 2020, alors que ces dernières années avaient marqué de fortes hausses. « 2020 a été une année extrêmement challengée pour le BTP, avec beaucoup de projets immobiliers qui ont été stoppés et qui ont eu, par ricochet, des incidences sur le secteur de la construction. Le calendrier électoral n'a pas non plus aidé », explique Arnaud Monteil, directeur associé chez Robert Walters.

Il met également en évidence le « manque chronique, conjoncturel » de « talents » dans le secteur du BTP. En effet, des mises à jour législatives ont eu un impact majeur sur le secteur, le décret tertiaire ou la Réglementation environnementale 2020 par exemple, qui contraignent à « miser sur des postes d'experts » afin de prévoir au mieux ces évolutions pour les projets à venir.

Pour Arnaud Monteil, « la sécurisation du fixe est l'élément de décision le plus important », affirme-t-il en mentionnant la prise en compte du coût du panier-repas dans la considération des candidats à l'emploi. Il note également un immobilier très touché avec « une baisse de 25%, surtout les métiers de la promotion », alors que les salaires n'évoluent guère. Malgré tout, certaines filières, en particulier les filières « vertes » (énergies renouvelables comme le photovoltaïque, hydrogène, éolien...) peuvent bénéficier d'un très bon dynamisme, malgré la crise.

Les cadres ne s'attendaient pas à recevoir des augmentations en 2020

L'étude de Robert Walters montre en outre que seulement 26 % cadres, tous secteurs confondus, s'attendaient à recevoir une augmentation pour cette année 2021, alors que ce chiffre s'élevait à 73 % en 2019. D'après les analystes, l'optimisme est « relatif » pour cette année, qui risque de faire face à une grande mobilité professionnelle. En effet, 63 % des cadres se disent confiants vis-à-vis du marché de l'emploi dans leur domaine d'activité et 61 % d'entre eux comptent changer de poste au cours de l'année. On remarquera aussi que le recrutement en ligne, ou du moins à distance a été fortement stimulé en 2020 : 70 % des entreprises ayant entamé une procédure d'embauche l'ont finalisée malgré la crise.

En termes d'embauche, les « soft skills » (compétences de base, ndlr), c'est-à-dire en lien avec le caractère, le relationnel et les interactions sociales, sont de plus en plus plébiscités. En effet, dans le contexte actuel, ces dernières sont jugées particulièrement importantes : la moitié des entreprises sondées estiment que la communication est le principal atout recherché chez les nouveaux collaborateurs. Il s'agit de renforcer la transparence et la confiance en entreprise.

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