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Les coursiers se battent pour leurs droits

Publié le 19 août 2016
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Auto-entrepreneurs : la grogne des coursiers Take Eat Easy

Inattendue, la récente faillite de Take Eat Easy, start-up qui faisait le lien entre restaurants, coursiers et clients, a laissé 4 500 coursiers sans emploi dont plus de la moitié dans l’Hexagone. D’ailleurs, ces auto-entrepreneurs pourraient ne pas être payés pour le mois de juillet dernier. Explications.

Le contrat de travail des auto-entrepreneurs requalifié ?

Le 26 juillet 2016, le service de livraison de repas à domicile Take Eat Easy a mis la clé sous la porte. Informés le jour même, 4 500 coursiers, dont 2 500 en France, qui ont adopté le régime de l’auto-entrepreneur ont perdu leur emploi.

Depuis, un collectif de livreurs baptisé « Collectif coursier » s’est constitué et, parmi ses 800 membres, 150 d’entre eux pourraient attaquer la start-up devant la juridiction prud'homale pour obtenir leur paie de juillet ainsi que la requalification de leur contrat de travail.

Des travailleurs indépendants précarisés

Pour travailler pour Take Eat Easy, il était indispensable d’être auto-entrepreneur. Même exigence chez les principaux concurrents de l’ancienne start-up, à savoir Deliveroo et Foodora. Plus largement, posséder un tel statut constitue une exigence récurrente en matière d’économie collaborative.

Pour l’employeur, ce régime se traduit par une exonération des charges sociales. Mais, il n’est pas forcément avantageux pour les travailleurs. D’ailleurs, le « Collectif coursier » souhaite désormais lutter en faveur d’une meilleure protection des travailleurs indépendants qu’il estime en situation de précarité à cause du manque de protection sociale attaché à leur statut.

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