Actualité de l'assurance : retraite collective

Retraites complémentaires : un accord a minima se dessine

Publié le 14 octobre 2015
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Retraites complémentaires : syndicats et patronat peinent à s'entendre

Face au désaccord profond entre le patronat et les syndicats, l’on se dirige vers un accord a minima sur l’épineux dossier des retraites complémentaires. Etat des lieux de ces négo­ciations menées pour le redressement des régimes de retraites complémentaires des salariés du secteur privé.

Retraites complémentaires : le statu quo privilégié

Avec l’accord a minima qui se profile pour les régimes de retraites complémentaires, il pourrait s’agir par exemple de poursuivre la sous-indexation des pensions ou de jouer sur le taux de rendement du point comme indiqué par Les Echos. Ces quelques ajustements pourraient permettre de s’offrir un peu de répit grâce au gain de quelques milliards d’euros.

En fait, alors que le Mouvement des entreprises de France (Medef) veut attendre 2017 et une éventuelle alternative politique pour que l’âge légal de la retraite soit repoussé, les syndicats préfèrent attendre le dernier moment pour négocier.

Retraites complémentaires : quel est le blocage ?

La pierre d’achoppement de ces négociations n’est autre que la « mesure d’âge ». Le Medef souhaite qu’elle soit abordée afin d’envoyer un message sans équivoque sur la nécessité de partir plus tard à la retraite. Ainsi, lors des dernières rencontres, le syndicat patronal a proposé l’âge de 64 ans avec une réduction de 25 % de la retraite pour tout départ à partir de 62 ans. A contrario, la pension de retraite s’accompagnerait d’un bonus de 15 % à 65 ans et de 25 % à 66 ans. A noter que, pour le Medef, toute discussion sur la hausse des cotisations suppose un accord préalable sur cette mesure d’âge.

Du côté des syndicats, la problématique de l’âge du départ à la retraite ne fait pas l’unanimité. Ainsi, si Force Ouvrière (FO) préfère que ce soit le gouvernement qui tranche, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a proposé une solution intermédiaire avec la « cotisation de solidarité ».

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