Actualité de l'assurance : crédit professionnelle

Belgique : l'assurance-crédit professionnel trop chère

Publié le 06 mai 2014
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Les entreprises belges boudent l'assurance-crédit professionnel

Les entreprises belges sont réticentes à l’idée de souscrire une bonne assurance-crédit professionnel. Pourtant, 30 % des faillites ont pour origine des factures impayées, selon la troisième enquête sur l'utilisation de l'assurance-crédit menée par le Centre de connaissance du financement des PME (CeFiP). Revue de détails.

Coût et contraintes administratives

Comme l’assurance-crédit professionnel est peu connu des chefs d’entreprise belges, ce sont seulement 5 075 entreprises, soit 14,5 % du total des sociétés, qui ont pris soin de souscrire cette assurance professionnelle.

Or, la plupart des faillites des entreprises en Belgique résultent de factures impayées. Menée auprès de 278 entreprises, l’enquête sur l'utilisation de l'assurance-crédit révèle que 79 % d’entre elles estiment le coût d’une assurance-crédit trop important. Dans le même temps, ces entreprises évoquent les contraintes administratives qui résultent de la souscription d’une assurance-crédit.

Rôle préventif de l’assurance-crédit

Pour informer le public, le CeFiP rappelle la nécessité d’être bien assuré puisque cette garantie permet notamment aux entreprises d’être couvertes face au risque de défaut de paiement des clients, peu importe leur nationalité.

En pratique, le défaut de paiement doit notamment résulter d’une insolvabilité officielle ou probable du client une fois dépassé le délai d’attente prévu dans le contrat.

Si le client ne s’acquitte de la somme due, l’assurance-crédit entre en jeu en offrant une couverture allant de 85 à 95 % du dommage subi.

Par ailleurs, l’assurance-crédit joue également un rôle préventif en s’assurant de la solvabilité des clients et c’est en fonction de cet examen que les limites de crédit sont fixées.

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