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Prélèvement à la source : une charge supplémentaire pour les professionnels ?

Publié le 10 septembre 2018
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C’est désormais officiel : après quelques tergiversations, le prélèvement à la source entrera bien en vigueur le 1er janvier 2019 pour les particuliers mais aussi pour les professionnels. Or, parmi ces derniers, la mesure ne fait pas l’unanimité. Ainsi, artisans et chefs de très petites entreprises (TPE) estiment que cela représente notamment une charge supplémentaire. Explications.

 

Un coût supplémentaire pour les entreprises

Pour les petites structures, l’officialisation de l’entrée en vigueur prochaine du prélèvement à la source ne constitue pas forcément une bonne nouvelle.

 

Par exemple, Patricia Faurie, propriétaire d’un salon de coiffure situé à Périgueux, en Nouvelle-Aquitaine, se demande s’il lui appartient vraiment de s’occuper dudit prélèvement. D’ailleurs, par crainte des erreurs, c’est son comptable qui s’en chargera, ce qui représentera pour elle un coût financier supplémentaire.

 

Plombier chauffagiste employant 8 personnes à Hautefort, en Dordogne, Fabrice Bugeaud ne dit pas autre chose. Il demande qu’on laisse les entreprises « faire juste leur travail » au micro de France 3. Il redoute aussi que le prélèvement à la source qui se traduira par une paie moins importante chaque mois ne crée des tensions au sein de son entreprise.

 

Une pétition pour la simplification du prélèvement

En écho à cette grogne des professionnels, la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) a lancé une pétition sur Internet baptisée « Chacun son Job ». Objectif : obtenir une simplification du dispositif du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source.

 

Au-delà de cet objectif premier, le syndicat professionnel appelle également de ses vœux une compensation des coûts de gestion liés au prélèvement à la source ainsi que la protection juridique des employeurs.

 

Et, la CAPEB de demander une modification des modalités du dispositif pour un impact réduit sur les « entreprises de proximité » et d’ajouter que les dirigeants d’entreprise n’ont pas vocation à se muer en « collecteurs d’impôt » ni à en assumer les « coûts humains et financiers ».

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