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Le savoir-faire de l'artisan-boucher se perd !

Publié le 29 avril 2017
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Pourquoi y'a-t-il moins de boucheries à Neuville-en-Ferrain ?

La Voix du Nord a récemment rencontré Éric Notteau, boucher-charcutier-traiteur installé du côté de la rue de Tourcoing, à Neuville-en-Ferrain (Hauts-de-France). Le quotidien régional du Nord de la France en a profité pour interroger ce professionnel aux 20 années d’expérience sur le devenir du métier d’artisan-boucher. Tour d’horizon.

 

De moins en moins de boucheries

Éric Notteau dresse un premier constat : il y a une quarantaine d’année, on comptait 7 boucheries à Neuville-en-Ferrain contre seulement 2 commerces aujourd’hui.

 

Le boucher-charcutier-traiteur estime aussi qu’à cette époque lointaine, la concurrence était moins importante qu’aujourd’hui malgré le nombre conséquent de boucheries. Il doit aujourd’hui affronter une concurrence aux multiples visages, qu’il s’agisse des « financiers », des « magasins concepts » ou de la grande distribution qui grignotent des parts de marché et proposent souvent des prix plus bas.

 

Pour lutter contre ces nouveaux concurrents, le professionnel de la viande met l’accent sur la qualité de sa viande ainsi que du service rendu. Il réalise aussi des investissements conséquents pour le magasin ou la mise en place d’un nouveau laboratoire. Emmanuelle, sa femme, signale aussi que la boucherie possède un site web permettant aux clients de passer leurs commandes à l’avance.

 

De nouveaux modes de consommation

Au fil des années, ce sont aussi les modes de consommation qui ont évolué. Emmanuelle cite pêle-mêle le peu d’attrait pour l’agneau et le veau dont la consommation est parfois considérée comme cruelle, la « tendance végétarienne chez les jeunes » ou encore le « discours anti-viande ambiant » porté par certains professionnels de santé qui préconisent de n’en manger qu’une fois par semaine.

 

Éric quant à lui évoque des budgets qui sont aujourd’hui plus serrés que par le passé et cette tendance qui consiste à consacrer davantage d’argent à la satisfaction de « nouveaux besoins » comme les « téléphones portables ».

 

Et le boucher-charcutier-traiteur d’épingler l’importance des charges qu’il doit acquitter.

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