Actualité de l'assurance : retraite collective

Retraite : le Perp enfin attractif ?

Publié le 13 février 2012
 | Rédigé par
homme-senior
En marge de la retraite collective et de l’épargne salariale, l’on trouve notamment le plan d’épargne salariale pour la retraite populaire (Perp) qui, afin de séduire davantage de Français, a perdu un peu de sa rigidité d’antan.

6,7 milliards d’euros placés fin juin 2011

En dépit de caractéristiques fiscales assez alléchantes, le plan d’épargne salariale pour la retraite populaire (Perp) peine à briller parmi les autres produits de placement d’épargne retraite. Ainsi, fin juin 2011, les sommes placées s’élevaient à 6,7 milliards, chiffre assez négligeable pour un produit lancé en 2003.

Il faut dire aussi que le Perp a de quoi effrayer plus d’un épargnant de l’Hexagone. Car il réclame d’investir pendant toute sa vie pour voir le capital ainsi accumulé transformé au moment du départ à la retraite. Difficile dès lors de faire face à la concurrence de l’assurance vie notamment.

D’où, quelques aménagements forcément attendus.

Des retouches successives

Le gouvernement a décidé de permettre quelques entorses aux règles d’origine qui prévoyaient que le souscripteur ne pouvait récupérer son capital que dans trois cas :
• la fin de ses droits aux allocations chômage
• la liquidation judiciaire de sa société s’il s’agit d’un chef d'entreprise
• l'invalidité grave 

Or, dès 2010, le législateur a ajouté à ces trois circonstances le décès du conjoint ou partenaire pacsé en cas de situation de surendettement. En plus de ce premier aménagement, il faut évoquer aussi :
• la possibilité de retirer jusqu’à 20 % du capital disponible sur le Perp
• la possibilité offerte aux personnes non propriétaires de leur logement au cours de deux dernières années de retirer tout ou partie du capital disponible sur le Perp pour l’achat de leur maison

Plus loin, c’est la fiscalité du Perp qui a évolué comme le rappelle Nicolas Deschamps, directeur du marché de l'épargne-retraite individuelle d'AXA : « Désormais, le régime fiscal est plus avantageux. Le capital retiré est en effet soumis à une taxe forfaitaire de 7,5 %, après un abattement de 10 %. Une fiscalité douce comparée à l'avantage fiscal accordé à l'entrée : pour les contribuables taxés dans la plus haute tranche à 41 %, 200 000 euros versés sur un Perp au fil des années permettent une économie d'impôt allant jusqu'à 82 000 euros ».


L’œil d’AssurlandPro : si l’on en croit les derniers chiffres dévoilés, la population française ne pense pas vraiment à sa retraite et c’est bien dommage. Plus d’infos sur le sujet dans l’article Retraite : les Français se préparent mal.

Source : LeFigaro.fr

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