Actualité de l'assurance : retraite collective

Retraite complémentaire : les cadres dans le viseur

Publié le 11 mars 2013
 | Rédigé par
Retraite complémentaire : les pistes pour financer les régimes

Comment assainir les comptes des régimes des retraites complémentaires ? Le patronat a sa petite idée : faire en sorte que les pensions des cadres progressent moins vite que celles des salariés. Coup de projecteur.

Hausse des cotisations sans hausse des droits ?

C’est à partir du 1er avril 2013 que les retraités pourraient être invités à contribuer plus pour redresser la barre des finances des régimes complémentaires. Une contribution qui impacterait surtout les cadres.

C’est en tout cas ce que préconisait le patronat au début du mois de mars 2013 lors d’ultimes discussions avec les syndicats portant sur les retraites complémentaires Arrco (salariés) et Agirc (cadres). Côté salariés, Éric Aubin a estimé au nom de la CGT : « Une hausse des cotisations sans une hausse des droits n'est pas concevable pour nous. Depuis 1993, 60 % des efforts pour redresser le système des retraites ont été réalisés par les salariés et les retraités, contre 40 % seulement par les employeurs, a calculé le Conseil d'orientation des retraites. Aujourd'hui, le Medef doit accepter une hausse du taux contractuel. »

Les retraités sollicités aussi ?

Si l’on en croit les dernières informations relayées par Le Figaro, le patronat consentirait à une hausse des cotisations d’un montant total de 1,5 milliard d’euros en 2017, 900 millions d’euros devant être acquittés par les employeurs et 600 millions par les salariés. Des chiffres tout droit issus de la dernière version du projet d’accord vigoureusement rejetée par les syndicats.

Et les retraités ? D’après Le Figaro, ils pourraient être sollicités à hauteur de 2,14 milliards d’euros avec une première contribution consentie dès cette année à la faveur d’une hausse de leur pension inférieure à l’inflation. Des pensions qui jusqu’en 2017 progresseraient d’un point moins vite que l’inflation avec à la clé une économie estimée à 1,54 milliard d’euros.


Source : Le Figaro

 

Laisser un commentaire
@
* champs obligatoires
Pas encore de commentaire, soyez le premier