Actualité de l'assurance : multirisque informatique

Cybercriminalité : les entreprises françaises vulnérables

Publié le 11 mars 2016
 | Rédigé par
Sécurité informatique : la cybercriminalité, un risque négligé par les dirigeants français

Le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) spécialisé dans l'audit, l'expertise comptable et le conseil à destination des entreprises vient de dévoiler la 8e édition de son étude dédiée à la fraude en entreprise. Il en ressort que les entreprises françaises sont de plus en plus fréquemment la cible de cybercriminels. Coup de projecteur.

L’explosion de la cybercriminalité

D’après cette nouvelle étude signée PwC, ce sont près de 68 % des entreprises françaises qui ont déclaré en 2016 avoir dû affronter un problème de fraude au cours des deux dernières années. A l’échelle de la planète, ce sont seulement 36 % des entreprises qui ont effectué une telle déclaration pour la même période.

La hausse des escroqueries qui frappent les entreprises a lieu dans un contexte d’explosion de la cybercriminalité se traduisant par exemple par le vol de plans stratégiques, de brevets ou de données bancaires.

Cité par Le Monde, Jean-Louis Di Giovanni, associé PwC au sein du département Litiges et investigations, estime que la vulnérabilité croissante des entreprises s’explique par la « croissance exponentielle des données ». Et, cela n’est qu’un début car elles seront multipliées par cinquante au cours de la prochaine décennie. Les entreprises doivent dès aujourd’hui classer ces données selon leur « niveau de sensibilité » afin de protéger en priorité les informations les plus confidentielles.

La sécurité informatique négligée

Malheureusement, si 73 % des dirigeants redoutent l’essor de la cybercriminalité dans les années à venir, plus de la moitié des entreprises françaises négligent leur sécurité informatique et ne possèdent aucun plan d’action pour se prémunir d’attaques éventuelles ni même d’assurance multirisque informatique.

En cause ici, la difficulté à trouver des personnels compétents et l’implication moindre des cadres dirigeants français sur le thème de la cybercriminalité contrairement à la tendance observée à l’échelle du Vieux continent ou de la planète.

Laisser un commentaire
@
* champs obligatoires
Pas encore de commentaire, soyez le premier