Actualité de l'assurance : multirisque informatique

Les DSI sceptiques sur la protection des données

Publié le 14 octobre 2016
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Les directeurs des systèmes d'information redoutent les fuites de données

La dernière étude menée par Okta, fournisseur américain de service de gestion des identités et des accès en mode cloud, témoigne du retard pris par nombre d’entreprises en matière de sécurité informatique. En cause notamment, la difficile adaptation aux évolutions informatiques. Coup de projecteur.

300 DSI et RSSI interrogés

Pour les besoins de sa nouvelle étude, Okta a sollicité 300 directeurs des systèmes d'information (DSI) et responsables de la sécurité des systèmes d'information (RSSI). Il en ressort une vision souvent dépassée de la sécurité informatique et excessivement centrée sur les systèmes internes.

Comme le rappelle justement le site InfoProtection, l’étude « Data Security Confidence Index » dévoilée en juin 2016 et réalisée par Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique, avait déjà mis en lumière une sécurité numérique largement défaillante dans le monde.

Plus précisément, 69 % des responsables IT doutaient alors de la capacité de leur entreprise à protéger ses données en cas d’intrusion. Dans le même esprit, plus de la moitié d’entre eux (ndlr : 66 %) estimaient que des utilisateurs non autorisés avaient accès au réseau de leur organisme.

Contrôles d’accès et mots de passe trop faibles

D’après la nouvelle étude proposée par Okta, 65 % des DSI et RSSI craignent une fuite des données au sein de leur entreprise au cours de l’année à venir à moins que leurs solutions de sécurité ne bénéficient d’une mise à jour.

Cette étude se fait également l’écho d’une diversité des points de vue des responsables IT sur l’apport des systèmes de sécurité. En effet, ils sont 52 % à considérer que les solutions de sécurité actuellement mises en œuvre impactent négativement la productivité des employés. A contrario, 48 % des sondés estiment que ces solutions favorisent agilité et productivité.

Enfin, l’écrasante majorité des DSi (ndlr : 85 %) dit ne pas posséder suffisamment d’informations sur les personnes qui bénéficient d’un accès aux applications de l’entreprise. Ils sont également 80 % à évoquer la faiblesse des contrôles d’accès et mots de passe, ce qui contribue à la vulnérabilité de l’organisme.

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