Actualité de l'assurance : pertes d'exploitation

Sécheresse : comment les agriculteurs sont-ils couverts ?

Publié le 25 mai 2011
 | Rédigé par
Sécheresse : Quelle solution d'assurance ?
Quarante-six. C’est le nombre de départements français confrontés à des mesures de restrictions d’eau. Alors que le beau temps déjà estival fait le bonheur d’une majorité de Français, il inquiète logiquement le monde agricole. Coup de projecteur sur les parades de l’assurance face à la sécheresse.
 
Quelle assurance face à la sécheresse ?
Depuis 2005, le monde agricole dispose d’une solution d’assurance qui permet de garantir les cultures contre les aléas climatiques, notamment la sécheresse. Son nom ? L’assurance multirisque agricole.
Valable pour tout un type de récolte et non uniquement pour une parcelle, elle doit, au terme de la loi, renfermer :
• un seuil de déclenchement de 30 % minimum
• et une franchise de 20 % minimum pour les contrats à l’exploitation
• ou une franchise de 25 % minimum pour les contrats à la culture
En cas de sinistre, un expert sera mandaté par l’assureur pour définir l’origine de la baisse de rendements et procéder à une comparaison au regard des années de référence. L’indemnisation servira à compenser la perte causée par le sinistre.
 
L’avis de la FNSEA
Face au nombre de départements touchés par les mesures de restrictions d’eau, la FNSEA, syndicat d’agriculteurs, dénonce l’absence d’indemnisation adaptée. Patrick Férrère, son directeur général, déclare : « Nous sommes sur le quai. Nous attendons que le système soit simplifié et vraiment efficace ».
En pratique, à peine 30 % des superficies concernées sont couvertes et, depuis le 30 avril, il n’est plus possible de souscrire de nouvelles polices puisque le risque s’est réalisé. D’où, l’appel de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, à la « solidarité » des banquiers et assureurs.
Les assureurs, justement, en appellent au gouvernement qui, dans la loi de modernisation de l’agriculture du 27 juillet 2010, évoquait la production d’un rapport qui préciserait la teneur d’un dispositif de réassurance publique en cas d’événement climatique exceptionnel affectant les récoltes. Or, ce rapport devait être remis au Parlement le 27 janvier 2011 au plus tard. Ce n’est toujours pas le cas.
Pour revenir à la FNSEA, le syndicat propose un système d’auto-assurance qui se traduirait par une déduction pour aléas fiscalement avantageuse tout en permettant aux agriculteurs d’épargner  durant les années fastes en prévision de périodes moins brillantes.
 
Laisser un commentaire
@
* champs obligatoires
Pas encore de commentaire, soyez le premier