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Les coiffeurs en ont assez !

Publié le 21 octobre 2014
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Le mouvement « Coiffure en danger » est lancé

Marc et Christelle Thibault œuvrent dans la « haute-coiffure » et disposent de quatre salons hauts de gamme à Mulhouse. En février dernier, ils ont lancé le mouvement « Coiffure en danger » via le réseau social Facebook pour faire part de leur indignation face à deux faits qui menacent leurs activités : les produits professionnels vendus aux particuliers à un prix plus qu’au rabais et la validation du régime d’auto-entrepreneur qui leur fait concurrence.

Priorité à la santé des clients

Le mouvement « Coiffure en danger » réunit actuellement 6 200 coiffeurs inquiets pour l’avenir de leur métier.

Selon Marc Thibault, la commercialisation de produits professionnels aux particuliers est devenue courante. Pour autant, l’article 213 du code de la consommation interdit cette pratique nuisible au métier de coiffeur.

D’ailleurs, les Thibault estiment que les grossistes et fabricants de produits les proposent aux particuliers à un prix beaucoup moins élevé qu’aux professionnels de la coiffure. Pourtant, tout coiffeur désireux de s’en servir doit avoir un brevet professionnel et cette vente au rabais constitue une concurrence déloyale et un risque pour la santé des gens, en sachant que le cheveu est fragile. A ce sujet, Christelle Thibault rappelle qu’il faut acquérir un réel savoir-faire professionnel pour les mèches et la coloration. D’où, les formations et études existantes.

Le danger représenté par le régime d’auto-entrepreneur

Dans sa forme actuelle, le régime de l’auto-entrepreneur constitue une autre menace pour la coiffure.

Marc Thibault estime qu’il ouvre la voie aux pratiquants sans expérience et aux tarifs plus que déloyaux.

Depuis qu’il a été créé, ce régime à conquis 23 % de parts de marché et fait de l’ombre aux coiffeurs grâce à son exemption d’impôt et ses charges réduites. En revanche, les coiffeurs doivent s’acquitter de charges de plus en plus pesantes, ce qui les amène à demander une réduction de 10 % de la TVA, comme c’est le cas pour les restaurateurs ou les professionnels du bâtiment.

Parce que nul n’est pas à l’abri d’un sinistre dans le cadre de ses activités, un coiffeur doit souscrire une assurance professionnelle pour être protégé et éviter de mettre en péril la pérennité de son salon.

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