Fiches pratiques de l'assurance : flotte Automobile

Comment réduire les coûts de votre flotte auto en 2020 ?

Publié le 22 janvier 2020
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Optimiser les coûts de votre flotte auto vous permet de réaliser des économies

Comme chaque année au 1er janvier, la France opère quelques mises à jour législatives. Ainsi, quelques règles vont changer concernant l'automobile et a fortiori les flottes auto des entreprises. Assurlandpro.com vous explique comment réduire les coûts engendrés par votre flotte en 2020 ! Et n'oubliez pas de comparer les différentes offres d'assurance flotte auto pour trouver le meilleur prix !

Connaître ses besoins en terme de véhicules

La première chose à faire est de bien identifier ses besoins en tant qu'entreprise ou entrepreneur.

  • Utilisez-vous des véhicules pour des déplacements simples, sur de courtes distances ?
  • Ou alors avez-vous besoin de voitures de grande autonomie ?
  • Les véhicules ont-ils besoin de pouvoir transporter un grand nombre de personnes ?
  • Investissez-vous dans une flotte auto pour transporter des biens encombrants ou effectuer des livraisons de taille ?

Répondre à toutes ces questions vous permet de porter votre choix sur un ou plusieurs modèles optimisés en fonction de vos besoins. En effet, il n'est pas nécessaire d'investir dans un utilitaire de grande taille tel qu'un Citroën Jumpy si vous êtes un designer freelance qui ne se déplace que lors de rendez-vous avec le client et ne transporte qu'un ordinateur portable et quelques documents.

Bonus et malus écologique : réduire la puissance et rouler « vert » pour économiser

Plusieurs choses sont à retenir quant aux bonus et malus écologiques en 2020. Pour encourager la transition écologique, le gouvernement Philippe veut mettre en application une nouvelle grille du malus écologique. Cette dernière instaure un « super malus » : 20 000 euros de plafond pour un véhicule émettant plus de 185 grammes de CO2/km. Pour le moment, le barème appliqué reste à un maximum de 12 500 euros à partir de 173 g/km de CO2. In fine, choisir des véhicules à l'empreinte écologique plus faible vous permettra d'économiser un peu à l'achat. Ces considérations s'adressent surtout aux secteurs d'activités nécessitant de gros véhicules, donc plus polluants.

En ce qui concerne le bonus écologique : il diminue en 2020. Encore très récemment, il était possible de recevoir jusqu'à 6 000 euros de bonus à l'achat d'une voiture électrique. Ce montant est divisé par deux en 2020. Si vous souhaitez passer à l'électrique, il faudra revoir la note en conséquence.

Passer de motorisations thermiques à électriques ?

Le Boxer et l'Expert de Peugeot se déclinent en versions électriques

Car l'électrique attire de plus en plus. En effet, ces motorisations ont quelques avantages non-négligeables :

  • elles sont plus « propres » (i.e. elles émettent moins de CO2 quand elles roulent), donc plus avantageuses d'un point de vue fiscal ;
  • à long terme, les voitures électriques correspondent mieux au projet européen et à de loi d'orientation des mobilités (LOM) d'interdire les motorisations thermiques d'ici 2040 ;
  • leur autonomie n'est pas un facteur excluant pour nombre de professions (on estime que pour les livraisons, l'usage courant est d'environ 100 km/jour).

En effet, l'autonomie est probablement la principale source d'hésitation pour un passage à l'électrique. Mais aujourd'hui, la plupart des véhicules utilitaires lourds affichent une autonomie d'environ 150 à 200 km (Mercedes e-Sprinter, Volkswagen e-Crafter, Fiat Ducato Master ZE...). À savoir que les e-Boxer (Peugeot) et e-Jumpy (Citroën) de PSA sont annoncés à 225 km d'autonomie. Ionity, qui gère un grand nombre de stations de recharge en Europe, compte également augmenter ses tarifs de recharge à partir du 31 janvier.

Le passage au 100 % électrique peut néanmoins être contraignant dans le cadre de certaines activités. Il peut alors être intéressant de panacher sa flotte auto avec plusieurs types de motorisations.

Les solutions alternatives : hydrogène, biocarburant superéthanol (E85)...

Il existe quelques solutions intéressantes pour réduire son empreinte carbone et donc bénéficier d'avantages fiscaux. L'hydrogène peut se révéler être une alternative intéressante à l'électrique. Précisons d'ailleurs qu'une voiture à hydrogène est en fait électrique : elle roule grâce à l'alimentation d'une pile électrique à hydrogène. L'autonomie est supérieure aux motorisations électriques classiques, faisant des voitures à hydrogène une solution idéale pour les trajets de plus longue distance. Il faut cependant savoir que l'hydrogène peut être très risqué en cas d'accident et d'explosion des bonbonnes de stockage qui alimentent la pile électrique. À éviter, donc, si vous transportez des produits inflammables ou explosifs.

Une autre solution peut être viable dans le cas d'une flotte auto : convertir ses véhicules au biocarburant superéthanol, autrement connu sous le nom de E85. C'est d'ailleurs une solution de plus en plus plébiscitée en France. Le superéthanol est peu onéreux (70 centimes le litre) et l'installation d'un kit de conversion pour voiture à essence est d'en moyenne 600 euros. Son bilan écologique est également meilleur qu'une motorisation à essence, bien que sa consommation soit de 25 à 30 % plus élevée. De plus, le maillage en stations-services délivrant du E85 ne cesse de s'améliorer en France.

Former le personnel : éco-conduite, auto-partage

Optimiser sa flotte auto passe aussi par la formation de son personnel à une conduite plus raisonnable. L'éco-conduite est plus économique et plus respectueuse de l'environnement ; elle peut représenter jusqu’à 10 % de consommation de carburant en moins.

L'auto-partage est également une solution pertinente dans le cadre d'une flotte automobile. Le principe est simple : mettre des véhicules à disposition des collaborateurs des services différents de l'entreprise.

Vers une taxe au poids des véhicules en France ?

Une nouvelle taxe veut être instaurée par Bruno Le Maire en France. Durant le mois de novembre 2019, ce dernier avait proposé de taxer les véhicules en fonction de leur poids. L'idée avait été rapidement enterrée avant de ressortir il y a quelques jours seulement. Le principe est simple : plus un véhicule est lourd, plus il sera taxé. Cette mesure semble être prise pour rétablir plus de justice entre les constructeurs allemands et français vis-à-vis de la législation européenne.

« Il y a quelque chose d'un peu absurde dans les textes européens actuels, c'est le fait que quand les véhicules sont plus lourds, alors ils ont le droit d'émettre plus de gaz à effet de serre. Dans les discussions que l'on va reprendre au niveau européen [...], on va remettre en cause cette absurdité », avait déclaré Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, à l'occasion de ses vœux à la presse. Mais cette mesure pourrait pénaliser les secteurs d'activités nécessitant de nombreux véhicules lourds comme le BTP. À l'avenir, il faudra peut-être prendre en compte ce surcoût dans le cadre d'une acquisition de véhicules lourds.

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