Actualité de l'assurance : multirisque informatique

La cyber-sécurité devient enfin la priorité des dirigeants

Publié le 24 septembre 2016
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Cyber-sécurité des entreprises : découvrez l'étude du Lloyd’s

Il était temps ! D’après une étude réalisée par Lloyd’s, plus de la moitié des dirigeants d’entreprises considèrent que la cyber-sécurité constitue une responsabilité qui relève des directions. Malgré tout, l’impact d’un éventuel « cyber-événement » reste sous-estimé. Coup de projecteur.

Les entreprises trop imprudentes

Intitulée « Faire face au défi de la cybersécurité », la dernière étude du Lloyd’s s’intéresse au comportement des chefs d’entreprises européens face aux cyber-risques.

Elle laisse apparaître que, même si 92 % des sociétés ont été victimes d’une cyber-intrusion au cours des 5 dernières années, 42 % d’entre elles seulement se disent inquiètes à l’idée qu’il puisse se produire une nouvelle attaque de ce type.

Directrice générale du Lloyd’s, Inga Beale estime que ces chiffres sont révélateurs d’une négligence trop importante dans la manière dont les entreprises appréhendent un cyber-incident et l’impact qu’il pourrait avoir pour leurs différentes activités.

L’intérêt d’une assurance informatique

Dans cette nouvelle étude du Lloyd’s, Inga Beale évoque aussi le contrat d’assurance informatique qui peut avoir un rôle à jouer en cas de cyber-attaque.

En effet, selon la teneur du contrat souscrit, cette assurance professionnelle peut permettre la couverture des pertes financières causées par cette attaque et offrir un accompagnement pour respecter les obligations règlementaires mais aussi affronter les atteintes éventuelles à la réputation ainsi qu’à l’activité de l’entreprise concernée.

Notez que le prochain règlement général sur la protection des données (RGPD) prévoit que les entreprises gestionnaires de données concernant les citoyens de l’Union européenne devront signaler toute atteinte à la sécurité des données sous 72 heures à compter de leur survenance. En cas de manquement à leur obligation de sécurisation des données, les entreprises s’exposeront à une amende pouvant atteindre jusqu’à 20 millions d’euros.

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