Mardi 17 janvier 2012. Le
tribunal correctionnel de Paris a prononcé la
condamnation du
salarié d’une
entreprise de centres d’appels suite à la publication sur
Facebook de
propos jugés injurieux. Coup de projecteur sur cette décision de justice.
Reconnu coupable d’injure publique
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné
Eric Blanchemain, salarié de la
société caennaise
Webhelp, opérateur de centres d’appels, pour avoir mis en ligne sur le réseau social
Facebook des propos injurieux visant son employeur.
Concrètement, l’intéressé a été reconnu coupable d’« injure publique » après avoir posté en novembre 2010 sur le profil Facebook CGT-FAPT Webhelp les phrases suivantes : « Journée de merde, temps de merde, boulot de merde, boîte de merde, chefs de merde » et « j'aime pas les petits chefaillons qui jouent aux grands ».
En réaction, la direction l’avait sanctionné d’une mise à pied de 5 jours.
500 euros d'amende avec sursis et un euro au titre de dommages et intérêts
Au titre de cette condamnation du 17 janvier, Eric Blanchemain doit payer 500 euros d'amende avec sursis et verser un euro symbolique au titre de dommages et intérêts à chacune des trois parties civiles, soit Webhelp, la division caennaise de Webhelp et sa supérieure hiérarchique.
L’intéressé est également tenu de publier le jugement rendu par la 17e chambre correctionnelle sur le panneau syndical de la société, à ses frais et dans la limite de 150 euros.
Si Eric Blanchemain, délégué syndical et membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), a révélé avoir posté ces propos au lendemain du suicide d'une collègue de travail pour lequel la direction n’a pas souhaité diligenter d’enquête, le tribunal a jugé : « Les expressions incriminées excèdent les limites de la critique admissible, y compris lorsqu'elle s'exerce dans un cadre syndical ».
Source : AFP