Dans un arrêt en date du 11 mai 2011, la
Cour de cassation a considéré que le non-respect des
normes parasismiques relevait de la
garantie décennale pour les régions où ces règles s’imposent. Une décision qui devrait inviter les professionnels de la construction à souscrire l’
assurance qu’il faut !
Les implications du non-respect des normes parasismiques
C’est une décision assez inattendue que la Cour de cassation a rendue le 11 mai 2011.
Pourquoi ? Car, le simple fait de ne pas respecter les normes parasismiques en vigueur n’est pas susceptible :
• de rendre l’immeuble impropre à sa destination
• ni d’affecter sa solidité
Pourtant, la Cour considère que le « dommage consistant dans la non-conformité de l'ouvrage aux règles parasismiques obligatoires dans la région où se trouve la maison, facteur certain de risque de perte par séisme, compromet sa solidité et la rend impropre à sa destination ».
La responsabilité civile professionnelle des constructeurs
Se faisant très protectrice, la Cour de cassation estime donc que le manquement aux règles parasismiques est à ce point grave qu’il équivaut presque à un sinistre qui se traduirait par la perte totale de l’immeuble construit.
Même si l’analyse de la Cour peut étonner, elle a au moins le mérite d’assurer l’
indemnisation des victimes éventuelles du non-respect des normes parasismiques via la
responsabilité civile professionnelle des constructeurs d’ouvrage des articles 1792 et suivants du Code civil.
L’œil d’AssurlandPro : dans un tout autre domaine, un récent sondage laisse apparaître que les
TPE-PME peinent à changer d’assureurs. Or, pour réaliser des économies, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence. Par exemple, vous pouvez utiliser le
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Les TPE-PME rechignent à changer d'assurances.
Source : LaVieImmo
Rédigé par David Quadrado