Avis aux
entrepreneurs ! La
loi de finances rectificative pour 2011 retouche le
régime fiscal de l'entreprise individuelle à responsabilité limitée (
EIRL) qui devient d’un coup plus favorable. Explications.
L’assimilation au régime de l’EURL devient optionnelle
D’un point de vue strictement fiscal, l’
entreprise individuelle à responsabilité limitée, ou
EIRL, était jusqu’à la loi de finances rectificative assimilée à l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, ou
EURL. Cette
assimilation automatique n’est plus.
À présent, elle résultera seulement d’une option qui entraînera aussi assujettissement à l’impôt sur les sociétés, un assujettissement à la fois obligatoire et irrévocable. Si l’entrepreneur n’opte pas pour cette option, l’EIRL relèvera de l’impôt sur le revenu et sera imposée comme une entreprise individuelle. On se retrouve donc avec une neutralité fiscale lorsque l’EIRL est créée par suite de transformation d’une entreprise individuelle.
Le régime des « biens migrants » étendu
Relativement aux biens de l’entreprise, il faut noter que, si le bien apporté à la création de l’EIRL provient du patrimoine privé de l’entrepreneur, la plus-value acquise durant sa période d’appartenance au patrimoine privé ne se trouve pas exonérée du fait de l’apport. Elle se trouve effectivement imposée à la cession du bien.
Car, lors de cette cession, deux plus-values seront considérées :
• la plus-value qui relève du régime des plus-values privées
• la plus-value qui relève du régime des plus-values professionnelles
Source : LesEchos.fr
Rédigé par David Quadrado